Fin octobre dernier, environ 300 éléments de la Voyennaya politsiya (la police militaire russe), normalement en poste en Tchétchénie, ont rejoint le nord de la Syrie pour « effectuer des tâches spéciales », a fait savoir dans un communiqué le ministère russe de la Défense. Plusieurs avions de transport ont acheminé, par ailleurs, plus d’une vingtaine de véhicules blindés Tigr et Tayfun-U à la base aérienne de Hmeimim, en Syrie.

 Les « tâches spéciales » évoquées par le ministère de la Défense portent sur le maintien de l’ordre, en général, et sur la sécurisation et la surveillance des zones assignées. En outre, les membres de la police militaire russe auront également pour mission de faciliter le retrait des milices kurdes syriennes au-delà de 30 km de la frontière turco-syrienne ; retrait auquel doit participer aussi l’armée arabe syrienne. À l’issue du déploiement, des patrouilles seront menées conjointement par les militaires russes et turcs, selon les accords conclus entre Moscou et Ankara. Ce n’est pas la première fois que des militaires d’origine tchétchène ou provenant des républiques musulmanes du Caucase sont envoyés en Syrie.

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Jean-Marc TANGUY et Alain RODIER

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Russian MoD

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