Barkhane va recevoir d’ici la fin de l’année l’appoint de deux EH101 Merlin, des hélicoptères lourds de l’armée danoise. 70 aviateurs les accompagneront, ainsi qu’un C-130J (qui sera confié à la MINUSMA). Ce dernier appareil avait soutenu l’opération Serval en 2013, notamment dans la région de Gao. Ainsi, pendant six mois, Barkhane disposera d’une plus-value dans ce domaine, puisque les Britanniques ont confirmé, pour leur part, rester six mois de plus que prévu (août 2020).
Barkhane dispose aussi depuis le début de l’automne de deux douzaines de microdrones NX70, dont les premiers avaient été réceptionnés au début de l’été en métropole pour la formation. Les artilleurs ont aussi leurs nouveaux radars Murin, particulièrement appréciables pour le renseignement, la protection de force (notamment des bivouacs) et la prévention des attaques surprises.
Par contre, il faudra désormais attendre 2020 (au moins) pour voir voler au Sahel le système de minidrone de reconnaissance (SMDR) de Thales. Barkhane doit aussi faire une croix sur ses Mirage 2000C RDI de l’escadron 2/5 « Île-de-France », remplacés par deux Mirage 2000D. L’état-major des armées présente l’évolution comme un progrès car Barkhane disposera de plus de capacités de recueil d’images et de guidage laser. Sans doute, mais il faudrait pour cela avoir 100 % de disponibilité sur les quatre pods de ciblage (et des pods modernes). En outre, avec le départ du Mirage 2000C, le détachement chasse de Niamey perd la capacité canon de 30 mm, le radar air-air bien pratique pour trouver le tanker, ou encore la capacité d’emport de quatre bombes de 250 kg lisses ou guidées.

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