Le gouvernement conservateur du président Sebastian Piñera a été confronté, en octobre dernier, à de violentes manifestations populaires, sans précédent depuis des décennies dans un pays considéré comme un des plus stables d’Amérique latine.
En une semaine, ces manifestations contre les inégalités sociales ont fait une vingtaine de morts et près de 500 blessés, alors que quelque 2 800 personnes ont été arrêtées.
Pour faire face à la situation, le président Piñera a déclaré l’état d’urgence dans neuf des seize régions du pays et a déployé plus de 20 000 policiers et militaires ; plus d’une soixantaine d’entre eux ont été blessés durant les affrontements. Pour la première fois depuis la fin du régime Pinochet en 1990, le gouvernement chilien a dû recourir à l’armée pour maintenir l’ordre dans les rues de la capitale, Santiago.

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Jean-Pierre HUSSON, Alain RODIER

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La Prensa

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