Le projet de budget défense 2020 s’établit à 37,5 milliards d’euros, soit 1,86 % du PIB. L’objectif présidentiel étant d’atteindre les 2 % en fin de quinquennat. La partie défense, hors anciens combattants, progresse de 1,7 milliard d’euros. 300 postes nouveaux sont créés, 150 dans le renseignement, et à nouveau 100 dans la cyberdéfense. Ce volume s’ajoute aux 27 000 recrutements annuels en croisière.

1,1 milliard d’euros sont inscrits en provision pour financer les opérations extérieures (et 100 millions d’euros pour les opérations intérieures), à comparer aux 850 millions de 2019 et 650 millions de 2018. Au cas où toute la somme ne serait pas consommée, le reliquat restera dans le budget défense.
448 millions d’euros sont réservés aux investissements dans le domaine spatial avec le lancement prévu du second satellite CSO.

821 millions d’euros sont réservés au financement de l’innovation. Le milliard doit être franchi en 2022.

Le ministère des Armées met aussi en place des primes de fidélisation (12,5 MEUR) dans une enveloppe de mesures catégorielles de 40 millions d’euros. Les primes pourront aller de 5 000 à 25 000 euros.

14,7 milliards d’euros seront engagés en commandes, notamment pour les sept patrouilleurs d’outre-mer de la Marine, le début du programme de sous-marin nucléaire de troisième génération (SN3G), le programme de système de lutte antimine futur (deux systèmes commandés). Dans le lot aussi, 271 blindés, 364 Serval et 42 Jaguar, destinés au système de systèmes Scorpion.

Les sept avions Albatros de la Marine figurent aussi sur cette liste, avec trois avions radar E-2D Hawkeye (pour un montant avoisinant le milliard d’euros), la modernisation de quatre C-130 Hercules supplémentaires, et un simulateur pour le drone Reaper. Les 50 premiers chars Leclerc rénovés seront aussi commandés, ainsi que la rénovation du Tigre, dont le financement sera abondé par le Fonds européen de la défense.

Du côté des livraisons : 128 Griffon, 4 Jaguar, 12 000 HK416 (pour un total cumulé de 41 300 armes, fin 2020), 14 000 treillis ignifugés F3, 25 000 casques F3, 2 hélicoptères Caïman Marine, 2 avions de patrouille ATL-2 rénovés, 2 chasseurs Mirage 2000D rénovés, 1 avion ravitailleur/transport Phénix, 2 A400M
(soit un cumul de 17 appareils), 1 système de drones Reaper.

Publié le

Texte

Jean-Marc Tanguy

Photos

Jean-Marc Tanguy

Lire aussi