La cavalerie française commence à regarder de près la possibilité d’utiliser un drone pour réaliser des réglages de la tourelle de ses blindés. Cette réflexion montante est liée à l’arrivée prochaine de Jaguar (remplaçant les actuels Sagaie et AMX-10RC) dotés de missiles MMP, dont la portée nominale est à 4 000 m (certains essais réalisés par MBDA ont montré que le MMP pouvait atteindre les 5 000 m). L’emploi d’un drone permet donc de voir plus que l’optronique embarquée, mais aussi d’avoir une précieuse vue de dessus.
En outre, il permet des tirs au-delà de la vue directe, si un ennemi est camouflé derrière un masque de terrain. Les délais de réactivité, faibles, laissent entendre que les engins volants seront plutôt des microdrones, moyennement rapides, mais peu endurants. Une fois de retour à leur Jaguar, il faudra sans doute changer leur batterie. Aucun modèle ne semble avoir été pour l’instant privilégié.

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Jean-Marc Tanguy

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