Équipant déjà la police et la gendarmerie, le lanceur de balles de défense (LBD) fait aussi l’objet d’intérêt de la part de l’Armée de terre qui a lancé une évaluation de l’équipement, décidée par une autorisation d’emploi, en décembre dernier, selon Le Parisien.

Toutes les unités amenées à agir en zone urbaine sont intéressées par ce type d’arme, tout comme les équipes de protection d’officiers supérieurs formés au CNEC et les forces spéciales. À ce stade, aucune mesure de déploiement ni même d’acquisition n’a été prise. En tout état de cause, ce matériel serait réservé aux opérations extérieures ; néanmoins, on le sait aussi, pour les missions intérieures, le besoin en armes sub-létales est patent. Pour l’équivalent de Sentinelle, les armées allemandes et belges utilisent des bâtons de défense télescopiques ASP (vendus en France par MP-Sec, qui se positionne pour un marché police/gendarmerie) et d’autres unités en Europe disposent de pistolets à impulsions électriques de type Taser. Des sujets sur lesquels l’armée française est, par contre, beaucoup plus tiède.

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Jean-Marc Tanguy

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