Sur fond de combat à Al-hodeïda et ailleurs au Yémen, la diplomatie occidentale s’active.

Les efforts conjoints déployés en novembre dernier par les Nations unies et les puissances occidentales, notamment les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, concernant la crise yéménite semblent avoir porté des fruits. En effet, les pays de la coalition militaire dirigée par l’Arabie Saoudite ont accepté le principe de pourparlers de paix en Suède. 

L’intensification des combats à Al-Hodeïda et près de Saada de la part de la coalition menée par Riyad est vue comme une course contre la montre pour améliorer le rapport de force sur le terrain avant le début des pourparlers. Selon des analystes, la poursuite de la « libération » de la côte ouest du Yémen par les Saoudiens et leurs alliés vise à forcer les houthis à accepter une solution politique au conflit. Pour leur part, les forces soutenant le président Abed Rabbo Mansour Hadi accusent Londres de vouloir sauver la mise aux houthis à Al-Hodeïda, en contrepartie de certains avantages dans ce port. La visite à Riyad, le 12 novembre dernier, du chef du Foreign Office, Jeremy Hunt, a été perçue par les Saoudiens comme la fin du « boycott » des visites officielles dans le royaume de la part des Occidentaux suite à l’affaire Khashoggi. Sur le plan militaire, l’arrêt par Washington des opérations de ravitaillement en vol des appareils de la coalition n’a pas été suffisant pour dissuader Riyad de poursuivre ses frappes. Et pour cause : l’armée de l’air saoudienne dispose de 15 avions ravitailleurs Airbus A330 MRTT et Hercules KC-130, tandis que les Émirats arabes unis possèdent trois A330 MRTT. De plus, les deux pays peuvent compter sur les trois KC-130 mis à leur disposition par l’armée de l’air koweïtienne.

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Jean-Pierre Husson

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FAS

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