La prime sur la tête du fils préféré d’Oussama Ben Laden monte à 1 million de dollar.

Le département d’État américain vient de publier une nouvelle fiche de recherche dirigée contre Hamza ben Laden, le fils préféré du créateur d’Al-Qaïda « canal historique », né en 1989. Si l’on en croit les documents saisis à Abbottabad après la mort d’Oussama ben Laden en 2011, ce dernier l’aurait désigné comme son successeur éventuel puisque Saad, son fils aîné, avait été tué par un drone américain en 2009. Bien que relativement discret, Hamza ben Laden s’est exprimé à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux. Comme son père, il reconnaissait l’autorité spirituelle des talibans, appelait à venger la mort de ce dernier, attaquait la famille des Saoud et vouait aux gémonies les chiites. Il appelait aussi les musulmans à mener des actions terroristes en Occident. C’est en Iran qu’il avait trouvé refuge avec une partie de sa famille après l’invasion de l’Afghanistan en 2001-2002. Il s’y est même marié avec la fille d’Abou Mohammed al-Masri, un haut responsable de la nébuleuse, qui y serait toujours présent. Depuis 2017, il est recherché. La prime pour tout renseignement permettant sa neutralisation se monte désormais à 1 million de dollars. Cela démontre que Washington reconsidère la menace islamique après avoir « vaincu » Daech. Il est effectivement tout à fait possible que des activistes qui avaient embrassé la bannière du « califat » reviennent bientôt dans le giron de la maison mère pour continuer le djihad. Et à ce moment-là, Hamza ben Laden pourrait avoir un rôle d’unificateur à jouer. Selon plusieurs sources, il séjournerait clandestinement dans la région d’Islamabad, au Pakistan. Si Daech a été sérieusement étrillé en 2018-2019, Al-Qaïda « canal historique » est toujours bien présente en Syrie dans la région d’Idlib, en Égypte (hors Sinaï encore tenu par Daech), en Libye, au Sahel, en Somalie, au Caucase, en zone AfPak et en Extrême-Orient (Philippines).

Publié le

Texte

Jean-Pierre Husson

Photos

DR

Lire aussi