Lors de récentes discussions à la Knesset, Tsahal a révélé que les femmes représentaient environ 21 % de la force de combat, soit un combattant sur cinq.
Alors que les femmes sont de plus en plus nombreuses au sein des forces de défense israéliennes, Tsahal pourrait avoir du mal à relever le défi de les intégrer aux côtés de l’arrivée — attendue ? — de recrues ultraorthodoxes (voir la rubrique « Points chauds » de RAIDS no 479 — juin 2026) et met en garde les autorités chargées de la planification. Compte tenu de la forte augmentation du nombre de combattantes, Tsahal continue d’explorer de nouvelles pistes. En 2024, l’armée israélienne a initié des programmes pilotes pour intégrer les femmes au sein des unités des forces d’opérations spéciales, notamment dans l’unité d’élite « Yahalom » (Diamant) du corps de génie de combat. Le projet pilote « Yahalom » est aujourd’hui terminé et l’armée israélienne attend une décision concernant l’ouverture officielle de l’unité aux effectifs féminins. Un autre projet pilote a pour objectif de tester l’intégration des femmes au sein des unités de mobilité de combat des forces terrestres ; à l’heure actuelle, chaque bataillon d’infanterie disposant de pelotons de manœuvre, formés généralement de soldats d’infanterie régulière. Ce projet pilote a débuté en 2025 et a concerné une trentaine de femmes combattantes pour former un premier peloton, après avoir suivi une formation dispensée par la brigade parachutiste à Camp Eitan. Enfin, un autre programme pilote susceptible de s’ouvrir aux femmes combattantes est celui de leur intégration à l’unité 504, chargée des opérations clandestines. Appartenant à la direction du renseignement militaire, l’Aman, l’unité 504 est l’une comptant le plus grand nombre de femmes à des postes non opérationnels. Tsahal devrait aussi mettre sur pied un peloton de combat exclusivement féminin au sein de l’unité de collecte de renseignements du corps de défense des frontières, probablement au sein du bataillon « Eitam » chargé de la surveillance de la frontière entre l’Égypte et la Jordanie. Cela étant dit, bien que la majorité des femmes occupent des rôles non combattants, leur présence au front s’est fortement accrue, notamment dans les unités d’infanterie légère où elles servent dans des bataillons mixtes, tels « Caracal », composé à 70 % de femmes, « Aryot HaYarden » (Lions de la vallée du Jourdain) ou « Bardelas » (Guépard), alors que les unités d’élite, telles la célèbre « Sayeret Matkal » ou l’unité 669 de recherche et sauvetage au combat, s’ouvrent progressivement aux femmes. Même chose dans le corps des blindés, où des équipages de chars exclusivement féminins sont désormais déployés pour la défense des frontières.
