Ce 8 juin 2026, le président Macron et le chancelier Merz se sont finalement entendus pour mettre un terme au développement commun de l’avion de combat de 6e génération, le Système de combat aérien du futur (SCAF). Il aura fallu attendre 2026 pour que l’Allemagne découvre que la France est une puissance nucléaire et qu’elle dispose d’un porte-avions. Elle a donc besoin d’un avion de combat adapté à ces deux missions !

Quasiment neuf années de choix politiques, de changements de cap et de dissensions entre industriels pour reconnaître enfin la réalité : tous les grands programmes franco-allemands ont échoué. Témoins, le programme Maritime Airborne Warfare System (MAWS), visant à remplacer les avions de patrouille maritime Atlantique 2 de la Marine française et les P-3 Orion de la Marine allemande ; la modernisation du Tigre ; actuellement celle du SCAF ; probablement celle du Système principal de combat terrestre, ou Main Ground Combat System (MGCS) en anglais, pour développer un char de combat qui remplacerait le Leopard 2 dans l’armée allemande et le Leclerc dans l’armée française vers 2040.

Sans oublier l’Eurodrone, qui est aussi une faillite. Lancé en 2015, il n’y a pas encore de démonstrateur et la France s’est retirée du programme en avril 2026.

On notera qu’élaborer un projet d’envergure avec l’Allemagne est quasiment la certitude de l’échec. Les experts disent que les seuls programmes qui peuvent fonctionner sont ceux voulus et négociés par les industriels eux-mêmes, sans implication de l’État. Toutefois, en France, l’État pilote tous les programmes majeurs !

Il faut aussi oublier le « cloud de combat », devant garantir une interopérabilité complète entre les forces aériennes européennes, que les dirigeants français et allemands veulent sauver après le naufrage du SCAF. En effet, les Allemands ont imposé dans ce système la firme IBM et s’appuient sur le Cloud « VS-Cloud » américain, ce qui n’est pas sans conséquence. Car, depuis le Cloud Act de 2018, les autorités fédérales américaines disposent de prérogatives extraterritoriales sur l’ensemble des systèmes numériques conçus par des entreprises américaines ou qui en exploitent les technologies…

Pour en revenir au futur avion de combat français, la question est de savoir s’il faut un chasseur de 6e génération, donc très cher et invendable, ou un chasseur de 5e génération pouvant être modernisé à terme vers un appareil de 6e génération.

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