Quand nous écrivons ces lignes, un cessez-le-feu entre l’Iran, les États-Unis et Israël vient d’être décidé. Qu’on ne s’y trompe pas, chaque belligérant en aura profité pour se réarmer. Les Iraniens, avec des composantes pour leurs missiles balistiques et leurs drones, auprès de la Russie et de la Chine. Les Israéliens, avec des munitions pour l’aviation et des missiles pour la défense aérienne. Les Américains, pour recompléter les stocks d’armement à bord de leurs navires et augmenter leurs troupes au sol.
Mais déjà, à ce moment-là, l’État hébreu considérait que l’Iran ne représentait plus une menace stratégique, et donc encore moins une menace existentielle. Pour Tel-Aviv, le gouvernement iranien n’existait plus, l’Iran ne fonctionnant plus qu’en mode cellulaire uniquement avec des porte-paroles et des « régions militaires » disposant d’une liberté d’action pour se défendre ou frapper telle ou telle cible dans les pays voisins.
À partir de la fin mars, c’est Israël et, dans une moindre mesure, les États-Unis, qui ont dicté le rythme des opérations, tandis que les Iraniens se sont retrouvés réduits à riposter. Malgré cela, les « experts militaires » des émissions de télévision ont continué d’affirmer que les Iraniens résistaient toujours et continuaient de lancer des missiles balistiques et des drones.
Il ne faut pas oublier qu’en six jours, l’État hébreu a mis à genoux un pays de 90 millions d’habitants. Durant ce conflit, l’un des faits majeurs reste l’importance prise par l’intelligence artificielle. Grâce à elle, le Mossad a réussi à abattre une cible en Iran située à des milliers de kilomètres en seulement deux minutes, ce qui aurait pris un mois auparavant. Ils ont d’abord évalué son intérêt, son avantage stratégique ou non. Ensuite, ils ont déterminé l’avion de combat le plus adapté pour effectuer le tir et le type de munition à utiliser !
Bien que les Iraniens aient cherché à impliquer le maximum de pays, en particulier les voisins, pour mieux les diviser ensuite, et qu’ils aient la capacité à encaisser les coups et tenir longtemps, la défaite est inexorable. Malgré la trêve instaurée le 8 avril 2026, la guerre continuera, et ce, jusqu’à la disparition totale du régime iranien.
Éric MICHELETTI
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