Plus de 70 personnes, en majorité des civils, ont été tuées dans une frappe aérienne de l'armée de l'air nigériane visant le marché de Tumfa, dans la ville de Zurmi, État de Zamfara, dans le nord-ouest du pays.

La branche nigériane d’Amnesty International a fait état d’au moins 100 civils tués, tandis qu’une source locale a avancé un bilan de 117 morts et de plus d’une centaine de blessés. Pour mémoire, une frappe similaire de la Nigerian Air Force (NAF) avait été menée en avril dernier à Jilli, à la frontière entre les États de Borno et de Yobe, où plus de 100 civils auraient été tués. Le nord du Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, est confronté à une double insécurité : d’une part, la violence de groupes djihadistes ; d’autre part, celle des nombreuses bandes criminelles, appelées localement « bandits », qui procèdent fréquemment à des attaques contre des villages et à des enlèvements massifs contre rançon. Dans un communiqué, l’armée nigériane a confirmé avoir mené des opérations au sol et aériennes dans l’État de Zamfara « à la suite de renseignements crédibles indiquant une réunion de haut niveau de chefs et commandants terroristes notoires » dans cette région. « Les rapports de renseignement ont confirmé que les terroristes s’étaient rassemblés dans un lieu dissimulé du village de Tumfa », a-t-elle ajouté, précisant qu’une frappe aérienne a « détruit avec succès la structure servant de point de rassemblement aux terroristes ». Au-delà des déclarations officielles, une douzaine de civils ont été tués quasi simultanément à cette annonce dans l’État du Niger, au centre-nord du pays, lors d’une autre frappe aérienne de la NAF.