En mai dernier, dans le cadre de la mission CAS500-2, un lanceur Falcon 9 de SpaceX a décollé de la base spatiale de Vandenberg, en Californie, pour placer sur une orbite terrestre basse trois satellites d'observation Pelican de Planet Labs, dont un pour le compte de l'armée suédoise.

Pour la Suède, cette mission fait suite à l’accord signé en janvier dernier par la Försvarets Materielverk (FMV), l’Administration du matériel de défense — version suédoise de la DGA —, avec le Finlandais ICEYE et l’Américain Planet Labs afin de se procurer une dizaine de satellites dotés d’un radar à synthèse d’ouverture et de capteurs électro-optiques. Il n’aura donc fallu que quatre mois pour que le premier satellite de renseignement des forces armées suédoises soit mis en orbite. Selon Planet Labs, le satellite Pelican acquis par l’armée suédoise est doté d’une plateforme d’intelligence artificielle Jetson, fournie par Nvidia, afin de traiter les données obtenues en orbite et d’assurer ainsi la surveillance globale à haute résolution nécessaire à la détection des menaces dans des régions stratégiques. De son côté, l’amiral Anders Sundeman, chef des opérations spatiales au sein des forces armées suédoises, s’est dit satisfait de l’accélération de ce programme, dont la mise en orbite d’un premier satellite dédié au renseignement était prévue initialement pour 2030. « Nous disposons désormais d’une capacité nationale et de nos propres systèmes opérationnels dans l’espace, qui nous offre une vision plus précise de notre zone d’opérations, y compris des zones difficiles à surveiller, comme l’Arctique », a-t-il déclaré. Cette nouvelle capacité de renseignement spatial devrait également profiter à l’OTAN, a tenu à souligner l’amiral Sundeman.