Dans la région de Kanker, dans l'État du Chhattisgarh, une explosion provoquée par un IED/EEI placé par des combattants maoïstes de la People's Liberation Guerrilla Army (PLGA), branche armée du Parti communiste d'Inde (maoïste), a provoqué la mort de quatre soldats lors d'une opération militaire.

Cette attaque s’inscrit dans un contexte d’affrontements persistants, alors que les autorités de New Delhi mènent depuis plusieurs mois des offensives contre-insurrectionnelles continues contre les groupes maoïstes, lesquels ripostent par des actions ciblées. En fait, malgré les déclarations officielles affirmant avoir pratiquement éliminé ce mouvement révolutionnaire, la PLGA maintient ses capacités d’action et poursuit sa lutte contre le pouvoir central. Pendant ce temps, dans les forêts de Saranda, État du Jharkhand, la Central Reserve Police Force (CRPF) a lancé une vaste opération visant plusieurs dizaines de combattants, dont des dirigeants recherchés. Plus de 5 000 membres de la CRPF et de forces de sécurité paramilitaires auraient encerclé une zone stratégique, coupant les voies de fuite et les lignes d’approvisionnement. Cette escalade s’inscrit dans une stratégie plus large des autorités indiennes visant à affaiblir davantage et durablement la rébellion maoïste, avec une série d’opérations récentes ayant entraîné la mort de plusieurs combattants de la PLGA et des affrontements répétés.