La préfecture maritime de l’Atlantique a annoncé une nouvelle interception de pétrolier, le Tagor, soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe, le 31 mai. Avec des moyens non détaillés, l’interception de ce navire en provenance de Mourmansk est intervenue à 400 nautiques à l’ouest de Brest. Les images présentées montrent un Caïman Marine et un aérocordage d’opérateurs, vraisemblablement des commandos marine (les fusiliers marins des groupes spécialisés en intervention maritime [GSIM] ont aussi la capacité d’aérocordage). Une des photos montre aussi près de la porte un fusil de tireur d’élite en calibre 12,7 mm. Cette image accrédite la piste du recours à des commandos et non à des fusiliers marins. Le navire de 252 mètres de long aurait aussi des liens avec un magnat iranien, Mohammad Hossein Samkhani, un proche d’Ali Khamenei.
La France a intercepté quatre navires de ce type, tous positifs à chaque fois. Le Grinch et le Deyna avaient été interceptés en Méditerranée, en janvier et mars dernier, après le Boracay, intercepté en septembre en Atlantique. Si tous ces navires ont pu reprendre leur route après un séjour dans les ports français, les deux derniers avaient dû préalablement payer une amende.
La Marine française avait également apporté son aide lors d’une interception de la Belgique en fournissant trois hélicoptères Caïman Marine pour la première opération du genre réalisée par Bruxelles, le 28 mars. L’opération Blue Intruder n’avait cependant pas mobilisé de commandos français, selon Paris et Bruxelles.
