En ce 26 septembre 2019, retour sur le parcours militaire de Jacques Chirac.

En tant qu’élève de l’ENA, Jacques Chirac aurait pu éviter de faire la guerre d’Algérie, toutefois il se porte volontaire et il est affecté, à partir du 1er avril 1956, au 11e puis 6e régiment de chasseurs d’Afrique, en poste à Souk-el-Arba dans le département de Tlemcen. Blessé au visage,  promu lieutenant, il a été obtenu la Croix de la Valeur Militaire. Il a ensuite poursuivi sa carrière dans la réserve jusqu’au grade de colonel.

Bien des années plus tard lors de la guerre en ex-Yougoslavie, devenu président de la République, il pèsera de tout son poids en 1995 auprès des autres chefs d’Etat européens pour que des bombardements aériens, puis terrestres, soient menés par les forces de l’OTAN en Bosnie-Herzégovine contre les positions militaires de l’Armée de la république serbe de Bosnie dans le but de l’affaiblir. Cette dernière menaçait en effet les zones de sécurité contrôlées par l’ONU à l’intérieur de la Bosnie-Herzégovine. L’opération mobilisera 400 avions et 5 000 soldats appartenant à quinze nations. Finalement ces attaques aériennes, combinées aux tirs d’artillerie d’unités de l’armée de Terre française et de la British Army, la première étant équipée de 8 canons automoteurs AMX AuF1 de 155 mm de la 3e batterie du 40e régiment d’artillerie et des éléments du 1er régiment d’artillerie de marine, obligeront les autorités bosno-serbes à accepter de retirer leurs armes autour de Sarajevo, lever le siège de la ville, et à débuter des négociations qui déboucheront sur les accords de Dayton deux mois plus tard mettant fin à la guerre en Bosnie.

En 1997, le président de la République française Jacques Chirac, prend la décision de professionnaliser les armées et de suspendre le service national.

Enfin en  2002, Jacques Chirac, dans un entretien téléphonique avec le Président George W. Bush, marque l’opposition de la France à toute résolution sur un recours automatique à la force contre l’Irak, refusant de s’engager dans l’invasion de l’Irak.

Publié le

Texte

Eric Micheletti

Photos

DR

Lire aussi