Dans un agenda surtout marqué par des faits divers, les deux nouveaux patrons de la Place Beauvau, Christophe Castaner (ministre d’État) et l’ancien directeur de la sécurité intérieure Laurent Nuñez (secrétaire d’État) ont réussi à dégager une grosse demi-journée pour visiter le GIGN puis le RAID. Les deux unités ont réussi à montrer, sur un temps réduit, ce qui fait l’essentiel de leurs spécificités.

Hors presse, le GIGN a déroulé un scénario de contre-terrorisme saturant, avec l’utilisation d’environ 70 gendarmes, de trois hélicoptères H135 et H145. Dans l’esprit, une présentation assez similaire à celle réservée à ses invités de la Saint-Michel (voir RAIDS n° 388). 15 opérateurs de la force de sécurité protection, 15 autres de la force d’observation recherche et deux sections opérationnelles (soit 40 hommes) ont été engagés, avec les véhicules Centigon et Sherpa pourvus de structures d’assaut vertical. Le volume sonore (tir, explosion) était assez assourdissant, même à plusieurs centaines de mètres de là. Christophe Castaner et Laurent Nuñez ont ensuite pu découvrir un tir coordonné à cinq fusils dans le stand du Groupe situé sous la caserne Pasquier, puis un assaut terminal par une escouade. Le ministre de l’Intérieur, sous jumelles de vision nocturne, se plaçant dans la colonne. Il a ensuite, à nouveau sans la presse, transmis ses convictions aux gendarmes. Devant la presse, il avait exprimé toute sa confiance au Groupe.

Passés au RAID, les deux responsables ont décoré une dizaine de policiers de la médaille de la Sécurité intérieure, avant un briefing sur les missions du service, puis une présentation exhaustive des matériels en service (armement, capteurs, mais aussi sac médical) et en expérimentation (comme le calibre .300 ou des minidrones). Ils ont ensuite découvert un scénario de libération d’otage, employant les différentes capacités du RAID, de la cynotechnie aux drones, en passant par le tir de précision et, évidemment, l’action directe.

Ensuite, ils ont pu longuement échanger avec les opérateurs, là aussi hors des micros de la presse.

Sur aucune des deux présentations n’ont figuré les Puma du groupe interarmées d’hélicoptères (GIH), dont l’unique mission est le soutien opérationnel du GIGN et du RAID.

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Jean-Marc TANGUY