De hauts responsables militaires américains ont été soumis à un test au détecteur de mensonges durant le mois d'août dernier, révèle le New York Times, une mesure radicale pour tenter de déterminer l'origine des fuites sur la pénurie de munitions rencontrée par l'armée américaine.
En tout, une cinquantaine de militaires, dont de hauts responsables de l’état-major interarmées et du personnel de support du Pentagone, ont dû se soumettre au test pour déterminer si l’un d’entre eux avait sciemment divulgué des informations à la presse sur le rationnement de certains missiles causé par une pénurie après la guerre contre l’Iran. Du jamais vu à ce niveau et surtout dans une telle ampleur. L’administration Trump a contesté les affirmations du New York Times. De son côté, le Pentagone a refusé de commenter la procédure, tout en affirmant prendre très au sérieux les fuites et la sécurisation d’informations classifiées. Au cours de ces derniers mois, selon les rapports du Pentagone qui ont fuité, l’armée américaine aurait utilisé pratiquement tous ses missiles sol-sol de précision ATACMS et les stocks de missiles de croisière Tomahawk, tirés depuis les navires, auraient également fondu de moitié. La consommation de missiles antimissiles serait tout aussi vertigineuse avec 65 % des missiles Patriot et près de 40 % des missiles THAAD. Cela étant, personne n’aurait échoué au détecteur de mensonges.
