En mars 2026, Israël a adopté une loi prévoyant la condamnation à mort par les tribunaux militaires pour les Palestiniens reconnus coupables d'attentats meurtriers visant à « mettre fin à l'existence d'Israël », tout en excluant de facto les citoyens israéliens de cette disposition.
Six mois après son adoption, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a posté une vidéo de lui devant ce qu’il décrit comme le chantier de construction d’une potence destinée à l’exécution des condamnés à mort. Le leader d’Otzma Yehudit (Force juive), parti d’extrême droite ultranationaliste, s’enorgueillit en effet d’avoir réintroduit la peine de mort en Israël à travers le vote d’une loi à la Knesset, rappelant qu’il en est l’artisan. « J’ai promis de durcir les conditions des terroristes en prison. Nous l’avons fait. J’ai promis de faire adopter la loi sur la peine de mort pour les terroristes. C’est ce que nous avons fait. Maintenant, le couloir de la mort et l’installation de pendaison prennent aussi forme », a commenté Ben-Gvir dans la vidéo. Derrière lui, on distingue quelques planches et des bâches bleues dans la cour d’un bâtiment flouté et dont la localisation n’est pas révélée. Itamar Ben-Gvir a affirmé que c’est ici que « les terroristes seront exécutés », ajoutant que les familles des victimes pourront assister aux pendaisons et que des espaces seraient équipés de caméras permettant de regarder les exécutions en direct. La vidéo a été supprimée après sa diffusion initiale, mais les images ont circulé sur les réseaux sociaux et dans les médias internationaux. Ben-Gvir a fait du nœud coulant de la potence l’un de ses emblèmes, parfois agrafé au revers de sa veste.
