Alors que le rythme des opérations au sol a singulièrement décru en Irak et en Syrie, avec la fin territoriale de Daech, un rapport parlementaire de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées recommande de maintenir la présence française sur la base aérienne projetée de Jordanie, ou BAP H5.
Les sénateurs rappellent l’activité de cette base, depuis 2014 : 6 000 sorties de chasse, 28 000 heures de vol, 1 500 frappes.
Le maintien de quatre chasseurs Rafale sur place permet d’économiser du carburant, par rapport aux mêmes appareils qui décollent des Émirats arabes unis, nécessitant trois heures de vol de plus aller-retour en plus.
C’est, en outre, moins de potentiel de réacteurs à changer et de missiles tirés, et par les temps qui courent, des épargnes de ce type sont
à considérer.

En contrepartie, le loyer de la base

(non dévoilé) reste modeste. Une partie est en fait versée dans le cadre de la coopération franco-jordanienne en matière d’hélicoptères, de formation de troupes de montagne et de forces spéciales, d’assistance à la surveillance des frontières.

Publié le

Texte

Jean-Marc Tanguy

Photos

Armée de l'Air

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