La base navale de Toulon a pris en compte le premier équipage double sur une frégate multi-missions (FREMM), le Languedoc, le 28 août. C’est le capitaine de vaisseau Jean-Pierre Helluy, précédemment officier de programme FREMM, qui a en pris le commandement.
La mise sur pied d’un équipage B (comme c’est déjà le cas sur les sous-marins nucléaires) permet « d’accroître sensiblement l’activité opérationnelle » et d’offrir plus de visibilité aux marins.
Ces derniers seront engagés sur des cycles de quatre mois, alternant périodes à la mer et périodes à terre (formation, maintenance) ou en entraînement. Initialement, les FREMM avaient été vendues pour un seul équipage de 108 marins (détachement aéro compris), qui a évolué vers 120, voire 140 marins.

Le doublement des équipages annule donc le gain qui a toujours été mis en avant par l’état-major, par rapport aux frégates anti-sous-marines (FASM) des années 70, dont les dernières sont actuellement en retrait de service.

Une autre FREMM (basée à Brest), l’Aquitaine, a également accueilli son équipage B cet été. À terme, toutes les FREMM en auront un, soit 16 équipages pour huit navires.

La frégate Languedoc est la seule des trois FREMM engagées dans l’opération Hamilton contre la Syrie, en avril 2008, qui avait pu tirer ses missiles de croisière navals (MdCN).

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Jean-Marc Tanguy

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