Le 11 novembre 2022, l’armée ukrainienne est rentrée dans la ville de Kherson que les Russes occupaient depuis huit mois et qu’ils venaient d’évacuer dans l’urgence au cours des jours précédents. Comme toujours, mais peut-être moins ostensiblement qu’à Kharkiv, un chaos relatif accompagne la retraite de la nouvelle « Armée rouge (1) ». RAIDS examine ici les facteurs de la victoire possible des uns et de la défaite probable des autres tels qu’ils apparaissent à ce jour. (1) Entre 2000 et 2002, Vladimir Poutine a fait successivement rétablir au profit de l’armée russe les symboles de la période communiste que sont l’hymne de l’URSS, le drapeau rouge et l’étoile rouge à cinq branches.

Autour de Kherson, cette fois, moins de cadavres abandonnés, moins de véhicules intacts et de munitions laissés sur le terrain, moins d’exactions et de pillages de dernière minute. Il faut sans doute y voir le résultat d’une trêve – au moins tacite – entre les belligérants pour faciliter l’évacuation rapide des Russes et éviter la destruction totale de la ville qu’aurait inévitablement engendrée un pilonnage intense suivi d’une guérilla urbaine. Autre nouveauté :...

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Publié le

Texte

Gaston Erlom

Photos

Ministères de la Défense ukrainien et russe