Le 27 septembre, la police britannique a saisi trois fourgonnettes remplies d'explosifs à proximité de la base aérienne de la RAF de Fairford.
Cette base gérée par les Américains sert à l’US Air Force pour ses opérations aériennes menées en Europe et au Proche et Moyen-Orient. Elle accueille des bombardiers stratégiques B-1B Lancer et B-52 Stratofortress. En particulier, l’armée américaine l’utilise depuis mars 2026 pour mener des frappes de « légitime défense » contre des objectifs militaires iraniens dans le cadre de l’opération « Epic Fury ». Cinq suspects connus et surveillés par les services américains et britanniques (selon le président Donald Trump) ont été arrêtés. Ils peuvent être détenus encore treize jours.
Les enquêteurs soupçonnent les Iraniens d’être derrière cette affaire. En effet, aux États-Unis, ils n’ont pas d’ambassade qui peut servir de couverture à leurs services secrets, sauf à New York, près du siège de l’ONU, mais cette mission est très surveillée et la liberté de circuler de ses diplomates est restreinte. Ils en ont une à Londres.
En juillet de cette année, les Gardiens de la Révolution iranienne ont prévenu le Royaume-Uni, considéré comme cobelligérant, que toute base servant à lancer des attaques contre l’Iran était une cible.
L’US Air Force utilise aussi les bases britanniques de Lakenheath et Mildenhall.
Enfin, l’île de Diego Garcia et ses installations militaires dans l’océan Indien est sous administration et contrôle britanniques qui les met à disposition des forces armées américaines. Or, elle avait été ciblée le 21 mars de cette année par deux missiles iraniens (1).
