Volkswagen a cédé son usine d'Osnabrück au fonds israélien Aurelius Capital et au Land de Basse-Saxe pour la transformer en site de production de systèmes de défense aérienne, en partenariat avec Rafael Advanced Defense Systems ; une première en Allemagne.

Cette décision découle d’un accord signé entre les actionnaires et les syndicats visant à redresser le groupe face à la crise structurelle de l’industrie automobile en Europe. Il s’agit de la première conversion d’une usine automobile en Allemagne vers le domaine de l’armement. Le comité d’entreprise de Volkswagen a salué cette solution, qui offre des perspectives à environ 1 400 salariés, soit les trois quarts de l’effectif actuel. Grâce aux départs à la retraite et aux dispositifs de préretraite, l’effectif du nouveau centre d’Osnabrück devrait atteindre environ 1 200 postes. Une garantie de l’emploi a été négociée jusqu’à fin 2029 et des négociations sont en cours pour les 400 employés restants. L’accord prévoit que le fonds d’investissement Aurelius Capital, spécialisé dans les technologies de défense, devienne l’actionnaire majoritaire de la filiale Volkswagen Osnabrück GmbH, tandis que le Land de Basse-Saxe conserve une participation minoritaire. Volkswagen a ainsi trouvé une solution permettant de préserver une partie importante des emplois, alors qu’elle avait annoncé en 2024 l’arrêt de la production de véhicules sur le site pour l’été 2027. Le premier projet de coopération associe Aurelius Capital à Rafael Advanced Defense Systems pour la production de composants pour des systèmes de défense aérienne destinés à l’Allemagne et à l’Europe. La conversion d’une usine automobile à la production militaire est une première en Allemagne, mais elle s’inscrit dans une dynamique européenne plus large de renforcement des capacités de défense.