Avec plus de 400 objets, armements, matériels et documents, une exceptionnelle exposition vient de s’ouvrir au musée de l’Armée, à Paris. Intitulée « Guerres secrètes », cette exposition présente, du 12 octobre au 29 janvier 2017, l’histoire de l’espionnage de la Première Guerre mondiale à la fin de la guerre froide, où réalité et fiction sont habilement mêlées.

L’exposition aborde pour la première fois le sujet des guerres secrètes à travers leurs enjeux, leurs mécanismes, leurs moyens, sans oublier les hommes et les femmes qui en sont les acteurs. 

Les grandes heures de l’espionnage et du contre-espionnage du XXe siècle sont représentées, mais aussi les actions clandestines et subversives, les opérations d’intoxication et de propagande, en temps de guerre comme en temps de paix.

Cette exposition bénéficie de grands prêts d’institutions nationales et privées françaises, britanniques et allemandes, en particulier la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), le Combined Military Museum (Maldon, Essex), le MM Park (La Wantzenau, dans le Bas-Rhin), le service historique de la Défense (Vincennes), mais également la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), les Archives nationales (Pierrefitte-sur-Seine), le Mémorial de Caen, la British Library (Londres), The National Archives (Kew), le Museum in der « Runden Ecke » (Leipzig), l’Alliiertenmuseum (Berlin), sans compter de nombreux objets qui proviennent de collections particulières.

Pour la fiction, Eon Productions, producteur historique de James Bond, le musée Gaumont, producteur des OSS 117, et Mandarin Productions, coproducteur de la série Au service de la France, ont aussi prêté des objets de leurs collections.

Ainsi, on peut voir des armes exceptionnelles présentées pour la première fois en France, comme le fusil Lee-Enfield 303‑inch SMLE ou le poignard en or de Thomas Edward Lawrence, alias Lawrence d’Arabie, prêtée par Sa Majesté Elizabeth II. Mais aussi des armes et documents présentés pour la première fois par la DGSE.

Etant donné l’importance des objets qui illustrent cette exposition, vous les trouverez présentés plus en détail dans le prochain numéro de RAIDS.

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Texte

Eric MICHELETTI

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