Le 3 janvier, le major général Qassem Soleimani, le tout-puissant chef de la force Al-Qods des pasdarans, a trouvé la mort en quittant l’aéroport de Bagdad. Son véhicule et celui qui l’accompagnait ont été pulvérisés par un missile air-sol tiré par un drone américain. Soleimani était considéré comme le protégé du Guide suprême de la révolution, l’ayatollah Ali Khamenei. Mais lui-même aimait se qualifier de « petit soldat » et ne voulait pas s’engager en politique. Cette opération Homo marque un accroissement considérable de la tension entre le régime des mollahs et l’administration américaine. Nul ne sait où cela va s’arrêter.

Depuis le début de l’aide iranienne aux régimes syrien et irakien, la propagande iranienne a mis en avant le général Qassem Soleimani en diffusant des images où on le voit sur tous les points chauds du front syro-irakien, ainsi qu’au Kurdistan irakien où il avait assisté officiellement en 2017 aux obsèques de Jajal Talabani, le président historique de l’UPK. 

Cet homme qui avait placé sa carrière sous le sceau de la...

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Publié le

Texte

Alain RODIER

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GRI

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