Après s'être adressée à la Russie pour procéder à la modernisation de ses MiG-29 au standard MiG-29SM+ et pour acquérir différents types de missiles pour les armer, notamment des missiles air-air R-77, antiradars Kh-31P et des bombes KAB-500Kr, la Serbie s'est de nouveau tournée vers la Chine pour équiper ses forces armées de systèmes sol-air.
En effet, le président serbe Aleksandar Vučić a récemment fait savoir que Belgrade allait commander auprès de Pékin des systèmes de défense aérienne, en l’occurrence des systèmes à longue portée Hongqi-9 (HQ-9) ou FD-2000 selon sa désignation à l’exportation, version chinoise dérivée du S300 russe. Pour l’heure, Belgrade n’a pas livré de détails sur cette commande (nombre de systèmes, coût et dates de livraison), destinée à renforcer les capacités serbes de déni et d’interdiction d’accès dans les Balkans. Selon plusieurs sources, il devrait s’agir de la version HG-9BE accréditée d’une portée de 260 km. Cela étant dit, ce n’est pas la première fois que la Serbie se tourne vers la Chine pour s’équiper en systèmes de défense aérienne, en l’occurrence les FK-3, une version exportée du HQ-22 utilisée par l’Armée populaire de libération (APL) depuis 2017. Trois ou quatre de ces systèmes, qui associent un radar à balayage électronique passif à des lanceurs montés sur des châssis Hanyang 8 x 8, ont été livrés à la Serbie en 2022. Sont venus s’ajouter des systèmes à courte et moyenne portée HQ-17AE, dérivés du Tor M1 russe (deux batteries), dont le premier a été exposé à la base aérienne « Colonel-Pilote Milenko Pavlović », située à 25 km au nord de Belgrade, lors du salon Zastava 2024. Tous ces systèmes de défense aérienne multicouche de la Serbie sont mis en œuvre par la 250e brigade de missiles de défense aérienne, dont le quartier général est situé à Belgrade, qui opère également des Pantsir-S1M (une batterie), des 2K12 Kub M2 (trois batteries) et des S-125 Neva M1T, ainsi que, bientôt, les HG-9BE de la toute récente commande passée auprès de la Chine.
