La 33e escadre de surveillance, de reconnaissance et d’attaque (ESRA) doit prochainement aligner ses 12 drones, la dotation normale. Mais elle attendait toujours, courant mars, au moins le dernier exemplaire, encore aux États-Unis, chez General Atomics. Le dernier standard du Reaper Block 5, désormais en service au sein de la 33e ESRA de Cognac, comprend le missile Hellfire, la bombe GBU-12 et son pendant GPS, la GBU-49, ainsi que des ailes à autonomie augmentée et un pod COMINT.

Les Reaper sont entrés en service fin 2013 au Sahel. Ils sont responsables d’une bonne partie de l’attrition sur les groupes armés terroristes. Actuellement, la France aligne un plot Reaper au Levant et peut aussi en déployer à Solenzara — pour couvrir la Méditerranée occidentale et centrale. Ce dernier point devient important à cause des multiples navigations de navires de la flotte fantôme russe pour ravitailler notamment la base russe de Tartous en Syrie et faire prospérer l’économie russe.

En avril, l’armée de l’Air et de l’Espace (AAE) a annoncé avoir qualifié le Reaper dans la mission de neutralisation de drones Shahed par missiles Hellfire du Reaper. Une première dans l’AAE qui, jusqu’à présent, se reposait sur des engins pilotés — chasseurs et hélicoptères Fennec — pour les missions air-air.