Témoignant de l’accélération du programme d’armement de Pyongyang, ces derniers tirs ont aussi confirmé les avancées substantielles accomplies dans le développement des systèmes de guidage et de ciblage des missiles balistiques nord-coréens. Les données collectées par les services de renseignement sud-coréens et américains ont confirmé que ces missiles, cinq au total, ont franchi une distance d’environ 140 kilomètres avant d’atteindre leur objectif. L’agence officielle nord-coréenne KCNA a précisé que cinq missiles balistiques tactiques ont été tirés depuis la région de Sinpo vers une zone cible située autour d’une île distante de 136 km et qu’ils ont « saturé une zone comprise entre 12,5 et 13 hectares avec une densité de frappe exceptionnellement élevée ». La portée effective d’environ 140 km, combinée à une zone d’impact restreinte, démontre la capacité de la Corée du Nord à développer des missiles balistiques tactiques de courte portée. Séoul a immédiatement réagi en convoquant une session d’urgence du Conseil national de sécurité et en avertissant qu’elle ripostera à toute provocation. Ces derniers essais s’inscrivent dans un contexte où la Corée du Nord reste sourde aux gestes du président de centre gauche sud-coréen, Lee Jae-myung, pour tenter d’améliorer les relations entre les deux pays. Pour rappel, les sanctions imposées par les Nations unies à la Corée du Nord pour son programme d’armement nucléaire lui interdisent en principe le tir de missiles balistiques.
