À la peine avec son système de drone tactique, dont les ailes ont été rognées (seulement deux systèmes livrés), Safran ED a affiché d’excellents fondamentaux lors d’une visite de la ministre des Armées à Poitiers, à la mi-avril. Cent soixante postes sont à pourvoir chez l’industriel. Et 668 le sont déjà, à côté de Poitiers, pour développer des autodirecteurs et des jumelles. Le site concourt à l’armement air-sol modulaire (AASM) au MICA-IR (missile d’interception, de combat et d’autodéfense version infrarouge), au Mistral 3 sol-air et à l’Akeron antichar. La production d’AASM est en pleine explosion, car elle a été multipliée par deux depuis 2022, avec un nouveau doublement d’ici 2030. Sept mille JIM Compact (jumelle infrarouge multifonction) ont quant à elles été fabriquées depuis 2019. Safran ED est actuellement boosté par sa gamme d’armement, d’optronique, mais aussi de navigation (centrales inertielles) et de lutte anti-drone (Skyjacker).