Ainsi, les contours de la coopération militaire entre le Nigeria et les États-Unis deviennent plus clairs, après que des responsables des deux pays ont confirmé l’envoi de 200 instructeurs militaires américains au Nigeria. Il n’est pas prévu que ces derniers interviennent directement au combat contre les groupes djihadistes, puisqu’ils seront chargés plus spécifiquement de « la formation et du soutien technique » aux troupes, selon un porte-parole des Armed Forces of Nigeria (AFN). L’objectif est notamment de mieux coordonner des opérations complexes, combinant frappes aériennes et troupes au sol. Lors de sa toute récente visite à Abuja, le général Dagvin Anderson, commandant de l’AFRICOM (Africa Command), a été reçu par le président nigérian Bola Tinubu et s’est entretenu avec Nuhu Ribadu, le conseiller à la Sécurité nationale, et avec de hauts gradés des AFN. Le commandant de l’AFRICOM a également visité la cellule du renseignement américano-nigériane, qui soutient les opérations ISR de l’armée nigériane. Pour l’heure, l’accent de cette coopération militaire est mis, selon l’AFRICOM, sur « les solutions militaires nigérianes » face à la menace terroriste djihadiste dans le pays, où une petite unité militaire américaine est déjà présente pour poser les bases de cette coopération sécuritaire renforcée.
