Ainsi, le 10 avril, le ministre estonien de la Défense, Hanno Pevkur, a annoncé la suspension d’un programme visant à acquérir de nouveaux véhicules de combat d’infanterie CV9035 Mk IV dans le cadre d’une commande groupée passée avec la Finlande, la Lituanie, la Lettonie, la Norvège, les Pays-Bas et la Suède. Cette décision a eu pour conséquence de réorienter les 500 millions d’euros prévus pour cette acquisition vers les capacités de surveillance, de défense aérienne et de lutte anti-drone. « Le rôle des engins lourds sur le champ de bataille diminue. D’où l’avis du commandant des forces de défense selon lequel, sur un horizon de dix ans, il n’est pas raisonnable de les remplacer, mais plutôt de moderniser les véhicules existants », a justifié Hanno Pevkur. Cela étant, après avoir pris livraison de six lance-roquettes multiples (LRM) M142 HIMARS pour un montant de plus de 200 millions de dollars et avoir commandé six systèmes LRM sud-coréens K239 Chunmoo en décembre dernier pour une valeur de 290 millions, l’Estonie a récemment notifié un nouveau contrat à Lockheed Martin pour l’achat de trois autres M142 HIMARS. « Cette acquisition de systèmes HIMARS supplémentaires garantira la capacité de frappe en profondeur requise par les forces de défense estoniennes et l’OTAN, renforçant ainsi considérablement nos capacités de défense nationale et notre dissuasion », a expliqué le ministre de la Défense. Rappelons que, l’année dernière, Tallinn a adopté un plan de financement sur quatre ans visant à allouer 2,8 milliards d’euros supplémentaires à ses forces armées, son objectif étant de porter à 5,4 % du produit intérieur brut (PIB) ses dépenses militaires.
