Cinquante-cinq membres de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), de la brigade anti-commando de l’antigang de Paris (BRI-BAC) et du RAID (Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion) ont reçu la Légion d’honneur à l’Élysée le 21 avril, des mains du président de la République et de son prédécesseur, François Hollande. Jusqu’à présent, seuls les cadres et quelques primo-intervenants, notamment un des commissaires de la BAC de nuit (BAC 75N), promu ensuite à la tête du RAID, avaient été décorés. Emmanuel Macron avait promis de décorer de la Légion d’honneur tous les intervenants du Bataclan. Or, les policiers de la BAC 75N n’ont pas été concernés par cette mesure, ce qui a suscité un élan de vives réactions négatives. Les décorations constituent un problème récurrent dans les unités d’intervention, particulièrement dans la police. Même au Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN), un des héros de l’intervention de Marignane a été longtemps oublié. Un problème accru par l’anonymat qui protège ces opérateurs, la culture de discrétion et, évidemment, la faible représentation syndicale dans ces unités.
