CNIM a remporté le contrat de succession des chalands de transport de matériel (CTM) utilisés par les trois bâtiments porte-hélicoptères amphibies (PHA, ex-BPC) Mistral, Tonnerre et Dixmude. Le développement et la production de ces 14 engins de débarquement amphibie standard (EDA-S) seront réalisés avec le bureau Mauric et le chantier Socarenam. Ce dernier avait déjà travaillé avec CNIM pour la fabrication des engins de débarquement amphibie rapides (EDA-R). 

Les EDA-S doivent être livrés en 2020. Ils permettront d’employer 200 personnes chez les industriels concernés. Le programme est évalué à 65 millions d’euros, couvrant également cinq ans de maintien en condition opérationnelle, assuré par CNN-MCO. Huit EDA-S rejoindront les quatre EDA-R au sein de la flottille amphibie de Toulon, permettant de remplacer les huit CTM historiques. Six autres EDA-S iront remplacer des CTM à Djibouti, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie, aux Antilles, en Guyane. C’est pour cette deuxième mission que les EDA-S devaient avoir une bonne tenue en haute mer, une capacité d’autonomie bien plus importante et un armement minimal.

Le pont de travail sera continu, permettant une circulation plus simple des véhicules. Sur le CTM, il fallait embarquer et débarquer par la proue. La longueur est de 28,5 m, pour une largeur de 7 m. La propulsion est assurée par deux moteurs Diesel, deux hélices propulsives et un pump-jet à la proue.

Leur vitesse maximale à vide est prévue à 16 nœuds, pour 11 nœuds à pleine charge. Quatre marins doivent suffire à le mettre en œuvre. L’autonomie annoncée est de 350 nautiques pour une capacité de chargement maximale de 80 tonnes. Trois mitrailleuses de 12,7 mm assurent l’appui-feu. 

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Jean-Marc TANGUY

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