L'armée nationale libyenne (ANL), dirigée par le maréchal Khalifa Haftar, qui contrôle l'est et le sud libyen, a annoncé avoir attaqué un groupe armé au Niger afin de libérer une vingtaine de ses militaires détenus en otage par un groupe armé soutenu par Tripoli.

Lors de cette incursion en territoire nigérien, qui visait un nouveau groupe armé qui se fait appeler « Les révolutionnaires du sud libyen », l’ANL a déploré la mort d’un soldat et a indiqué qu’elle avait fait des prisonniers parmi ses adversaires. C’est une unité d’élite de l’ANL qui a mené l’opération, supervisée directement par Saddam Haftar, fils de Khalifa Haftar et commandant des forces terrestres. Quant au groupe armé dirigé par Mohamad Wardagou, un Toubou de Mourzouk, celui-ci reconnaît avoir perdu deux de ses combattants et que d’autres, sans en préciser le nombre, ont été faits prisonniers par l’ANL. « Les révolutionnaires du sud libyen » avaient déjà revendiqué deux attaques contre des convois de l’ANL (voir RAIDS 477 — avril 2026), accusant les forces du maréchal Haftar de diriger la contrebande d’essence et d’or à travers le triangle frontalier dit « Salvador ». D’après des informations locales, « Les révolutionnaires du sud libyen » tireraient également profit du trafic transfrontalier où une vive concurrence s’est développée avec la brigade « Souboul al Salam », liée à l’ANL et accusée de trafic par l’ONU.