Le Communist Party of the Philippines (CPP), qui suit une ligne maoïste, a fait savoir que cinq de ses combattants appartenant à la New People's Army (NPA) ont perdu la vie lors d'une série d'affrontements avec l'armée philippine.

Ces affrontements se sont déroulés dans la région rurale de Barangay Abaca, à Cauayan, dans la province du Negros Occidental. Dans son communiqué, la NPA a dénoncé la mise en scène des corps par l’armée philippine, affirmant que ces pertes ne freineraient pas la poursuite de la lutte contre le pouvoir central et de la « révolution nationale démocratique à perspective socialiste », ainsi que les exécutions extrajudiciaires de civils et de combattants capturés, évoquant, notamment, les événements de Toboso du 19 avril dernier, au Negros Occidental, où au moins une dizaine de personnes non armées, selon le CPP, auraient été tuées (certaines sources locales ont avancé le nombre d’une vingtaine de civils tués). Par ailleurs, la rébellion maoïste a qualifié de « fictifs » les chiffres de l’armée philippine affirmant avoir neutralisé 625 membres actifs et soutiens de la NPA entre janvier et mai 2026. Selon le CPP, ces chiffres servent à masquer l’échec de la contre-insurrection et à alimenter un système de corruption lié au programme de reddition E-CLIP (Enhanced Comprehensive Local Integration Program), qui vise à aider les anciens membres de groupes rebelles, comme la NPA, et autres extrémistes violents à déposer les armes et à se réinsérer dans la société civile. Le CPP, qui considère l’E-CLIP comme un outil de propagande de l’État conçu pour diviser la rébellion, rejette l’idée d’une reddition, affirmant que déposer les armes sans réformes structurelles majeures équivaut à une trahison. Il maintient sa ligne historique marxiste-léniniste-maoïste visant à renverser le gouvernement par la force avec la poursuite de la lutte armée comme priorité. Et cela, bien qu’il participe en parallèle à des discussions diplomatiques via son aile politique, le National Democratic Front of the Philippines (NDFP), acceptant de s’asseoir à la table des négociations avec l’administration de Ferdinand Marcos Jr.