Pour l'année en cours, le gouvernement italien a validé une enveloppe de 1,8 milliard d'euros pour permettre la mobilisation d'un effectif maximal autorisé de 11 642 soldats répartis dans plus d'une trentaine de missions-opérations extérieures.
Le Moyen-Orient demeure la principale zone d’engagement de l’armée italienne, avec environ 2 000 militaires déployés dans le golfe Persique, plus d’un millier au Liban dans le cadre de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL/UNIFIL) et un important contingent en Irak, à la suite du lancement d’une nouvelle mission spécifique. En Afrique, malgré les turbulences politiques au Sahel, l’Italie maintient sa mission militaire bilatérale de soutien et de formation au Niger, tout comme en Somalie, où l’armée italienne participe à la mission européenne (EUTM Somalia), et où elle vient tout juste d’approuver une nouvelle initiative bilatérale d’appui pour muscler la lutte antiterroriste locale. De plus, en mer Rouge, la Marina Militare continue à jouer un rôle majeur au sein de l’opération EUNAVFOR Aspides pour contrecarrer les attaques de drones des rebelles houthis contre les navires marchands. Dans les Balkans, l’Italie occupe toujours un rôle de premier plan au sein de la force de l’OTAN au Kosovo (KFOR) et en Bosnie-Herzégovine, en prenant le commandement de la Force européenne Althea. Sur le flanc oriental de l’OTAN, l’armée italienne participe aux groupements tactiques multinationaux de « vigilance renforcée », notamment via le Multinational Battle Group en Lettonie (opération Baltic Guardian) et en Bulgarie. Pour mémoire, le budget global de la Défense italienne franchit, en 2026, le seuil symbolique des 31 milliards d’euros pour s’établir à 31,3 milliards, consolidant ainsi sa position dans le « Top 10 » des puissances militaires mondiales.
