Lundi 25 novembre 2019, 13 militaires français ont perdu la vie au Mali au cours « d’une opération de combat contre les djihadistes ». Appartenant à l’armée de Terre, ils ont été victimes d’un accident dans la région du Liptako malien, « Un abordage entre ces deux aéronefs (un Tigre et un Cougar) évoluant à très basse altitude serait à l’origine de l’accident », selon l’Etat-Major des Armées.

« Un hélicoptère Cougar, avec à son bord six commandos de montagne et un chef de mission, a alors été engagé pour coordonner l’ensemble des moyens tout en étant en mesure d’intervenir pour assurer  »l’extraction immédiate » d’un élément au sol », a précisé le Ministère des Armées. Volant à très basse altitude, vers 19 h 40, Le Cougar et le Tigre se sont percutés, entraînant la mort de l’ensemble des personnels à bord.

Les militaires morts au combat appartenaient au 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau et au groupement des commandos de montagne de la 27e brigade d’infanterie de montagne (4e régiment de chasseurs, 93e régiment d’infanterie de montagne et 2e régiment étranger du génie).

Voici la liste des treize militaires morts pour la France :

Le capitaine Nicolas MÉGARD, du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le capitaine Benjamin GIREUD du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le capitaine Clément FRISONROCHE du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le lieutenant Alex MORISSE du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le lieutenant Pierre BOCKEL du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau

L’adjudant-chef Julien CARETTE du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le brigadier-chef Romain SALLES DE SAINT PAUL du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau

Le capitaine Romain CHOMEL DE JARNIEU du 4e régiment de chasseurs de Gap

Le maréchal des logis-chef Alexandre PROTIN du 4e régiment de chasseurs de Gap

Le maréchal des logis Antoine SERRE du 4e régiment de chasseurs de Gap

Le maréchal des logis Valentin DUVAL du 4e régiment de chasseurs de Gap

Le maréchal des logis-chef Jérémy LEUSIE du 93e régiment d’artillerie de montagne de Varces

Le sergent-chef Andreï JOUK du 2e régiment étranger de génie de Saint-Christol

RAIDS présente toutes ses condoléances à leurs familles, leurs proches et leurs frères d’armes.

Né le 21 avril 1984 à Roubaix, l’adjudant-chef Julien CARETTE a servi la France pendant plus de 17 ans.

Engagé dès l’âge de 18 ans au 48 e régiment de transmissions d’Agen en 2002, il intègre l’ é cole nationale des sous-officiers d’active en 2003. À sa sortie, il est affecté au 5 e régiment d’hélicoptères de combat (5 e RHC) à Pau en tant que mécanicien cellule et moteur. Il poursuit brillamment sa formation jusqu’à obtenir en 2013 la qualification de mécanicien volant sur appareil à voilure tournante.

Au cours de cette affectation, il est projeté à de nombreuses reprises (Côte d’Ivoire, Tchad, Mali, Burkina-Faso, Afghanistan). Il est notamment engagé au sein des opérations Serval puis Barkhane à plusieurs reprises. Il se distingue au cours de ces projections par sa grande compétence et son entier dévouement.

En novembre 2019, il est à nouveau projeté dans le cadre de l’opération Barkhane en tant que mécanicien navigant Cougar. Sous-officier charismatique et passionné par son métier, l’adjudant-chef Julien CARETTE remplit toutes ses missions avec une grande efficacité et se révèle être un mécanicien de premier ordre.

Le lundi 25 novembre 2019, il est mort en opération lors d’une action visant un groupe armé terroriste au sud d’In Delimane dans le Liptako.

Il est titulaire de la médaille d’outre-mer agrafes « République de Côte d’Ivoire » et « Tchad », de la médaille commémorative française agrafe « Afghanistan », de la médaille d’or de la défense nationale, du titre de reconnaissance de la nation, de la croix du combattant. Il est également cité à l’ordre de la brigade avec attribution de la médaille d’or de la défense nationale à titre exceptionnel avec étoile de bronze.

Âgé de 35 ans, l’adjudant-chef Julien CARETTE vivait en couple et était père de deux enfants. Il est mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission au sein de l’opération Barkhane.

Né le 26 août 1984 en Colombie, le caporal-chef Romain SALLES DE SAINT PAUL a servi la France pendant plus de 10 ans.

Il s’engage le 04 août 2009 en tant que militaire du rang au 5 e régiment d’hélicoptères de combat et obtient la qualification de marqueur baliseur. En 2012, il devient opérateur membre opérationnel de soute, au sein de l’escadrille d’hélicoptères de manoeuvre n°3. Cette spécialité lui vaut de faire partie des premiers engagés volontaires à avoir le statut de personnel navigant.

Il effectue ses deux premières missions au Gabon en 2010 et 2013 puis est projeté au Mali pour la première fois en 2015. En 2017, il effectue une mission à Djibouti et il retourne à deux reprises au Mali en 2018 et 2019 dans le cadre de l’opération Barkhane.

Au cours de ces projections, le caporal-chef Romain SALLES DE SAINT PAUL s’est révélé être un très bon technicien ayant toujours à coeur de mener à bien ses missions. Particulièrement disponible et agréable à commander, il est très apprécié de tous et s’investit pleinement dans la cohésion de son peloton aussi bien en métropole que sur tous les théâtres d’opérations.

Lundi 25 novembre 2019, il est mort en opération lors d’une action visant un groupe armé terroriste au sud d’In Delimane dans le Liptako.

Titulaire de la médaille d’outre-mer avec agrafe Sahel et de la médaille d’argent de la défense nationale, le caporal-chef Romain SALLES DE SAINT PAUL était âgé de 35 ans.

Marié et père de deux enfants, le caporal-chef Romain SALLES DE SAINT PAUL est mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission au sein de l’opération Barkhane.

Né le 22 avril 1987 à Digne-les-Bains, le capitaine Benjamin GIREUD a servi la France pendant plus de dix ans.

Engagé en tant qu’officier sous contrat pilote en février 2009, il rejoint l’École de l’aviation légère de l’armée de Terre après une formation initiale d’officier aux écoles de Saint-Cyr Coëtquidan. Pilote d’expérimentation et d’essai en 2011, il rejoint le 5 e régiment d’hélicoptères de combat de Pau en tant que pilote sur hélicoptère de manoeuvre et d’assaut.

Le capitaine Benjamin GIREUD effectue une première mission dans le cadre de l’opération É pervier au Tchad en 2013. Il est projeté ensuite dans le cadre de l’opération Serval au Mali en 2014 et effectuera encore quatre missions à Barkhane de 2016 à 2018.

Officier pilote rigoureux et très performant, il possède un haut niveau de compétence professionnelle.

Travailleur acharné, il remplit toutes ses missions avec un sens aigu du devoir et de la fraternité d’armes.

Ses très belles qualités professionnelles et humaines en font naturellement un chef exemplaire, apprécié de ses subordonnés.

Le capitaine Benjamin GIREUD est à nouveau engagé sur l’opération Barkhane à l’été 2019 en tant que pilote Cougar.

Lundi 25 novembre 2019, il est mort en opération lors d’une action visant un groupe armé terroriste au sud d’In Delimane dans le Liptako.

Le capitaine Benjamin GIREUD était titulaire de la médaille d’outre-mer avec agrafes « Tchad » et «Sahel» et de la médaille d’argent de la défense nationale.

Âgé de 32 ans, célibataire, le capitaine Benjamin GIREUD est mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission au sein de l’opération Barkhane.

Né le 09 décembre 1991 à SAINT-MANDÉ, le capitaine Clément FRISONROCHE a servi la France pendant plus de 7 ans.

Après une classe préparatoire au lycée militaire de Saint-Cyr-l’École, il intègre en 2012 l’École spécial militaire de Saint-Cyr. À sa sortie en 2015, il décide de rejoindre l’École de l’aviation légère de l’armée de Terre et commence sa formation d’officier pilote. Ses excellents résultats lui permettent de se spécialiser sur l’hélicoptère TIGRE et de devenir chef de patrouille HAD en novembre 2018.

Affecté au 5 e régiment d’hélicoptères de combat à l’escadrille d’hélicoptères d’appui protection n°1, il se distingue par ses belles qualités humaines et ses très bonnes connaissances techniques. Officier passionné et exemplaire, il se montre rigoureux et très performant en toutes circonstances.

Le capitaine Clément FRISONROCHE est projeté pour sa première opération extérieure au Mali dans le cadre de l’opération Barkhane en septembre 2019.

Lundi 25 novembre 2019, il est mort en opération lors d’une action visant un groupe armé terroriste au sud d’In Delimane dans le Liptako.

Il est titulaire de la médaille de bronze de la défense nationale et de la médaille outre-mer avec agrafe «Sahel».

Âgé de 28 ans, marié et père d’un enfant, le capitaine Clément FRISONROCHE est mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission au sein de l’opération Barkhane.

Né le 3 février 1984 à Villeneuve-Saint-Georges, le capitaine Nicolas MÉGARD a servi la France pendant plus de 14 ans.

Engagé en tant que sous-officier d’active en 2005, il rejoint le 35 e régiment d’artillerie parachutiste de Tarbes la même année avec le grade de maréchal des logis. Il y sert pendant quatre années et effectue avec son régiment deux opérations extérieures au Kosovo.

En 2009, il réussit brillamment le concours d’entrée à l’ É cole militaire interarmes. Devenu officier, il rejoint l’École de l’aviation légère de l’armée de Terre pour suivre une formation de pilote Tigre puis de chef de patrouille.

Il est affecté au 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau en novembre 2014 et promu capitaine le 1er août 2015. Il est projeté quatre fois au Mali entre 2015 et 2017 dans le cadre de l’opération Barkhane.

Le 21 juin 2018, le capitaine Nicolas MÉGARD se voit confier le commandement de la 2 e escadrille d’hélicoptères appui protection du régiment. Officier exemplaire, il est aussi exigeant avec lui-même qu’avec ses subordonnés et a la pleine confiance de ses chefs. Toujours performant, d’une grande disponibilité, il montre de belles qualités humaines et professionnelles au quotidien. Tacticien chevronné, il fait toujours preuve d’une très belle hauteur de vue.

Lundi 25 novembre 2019, il est mort en opération lors d’une action visant un groupe armé terroriste au sud d’In Delimane dans le Liptako.

Il est titulaire de la médaille d’outre-mer avec agrafe « Sahel », d’une citation à l’ordre du régiment avec attribution à titre exceptionnel de la médaille d’or de la défense nationale avec étoile de bronze, d’une citation à l’ordre de la division avec attribution à titre exceptionnel de la médaille d’or de la défense nationale avec étoile d’argent, de la médaille d’or de la défense nationale, de la médaille de reconnaissance de la nation, de la médaille commémorative française « ex-Yougoslavie » et de la croix du combattant.

Âgé de 35 ans, le capitaine Nicolas MÉGARD était marié et père de trois enfants. Il est mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission au sein de l’opération Barkhane.

Né le 27 juin 1985 à La Roche-sur-Yon, le capitaine Romain CHOMEL de JARNIEU s’engage dans la réserve le 11 juin 2012 pour servir au 2 e régiment de Hussards.

Il signe ensuite un contrat initial au titre de l’armée de Terre en qualité d’élève officier sous contrat encadrement pour une durée d’un an pour servir aux É coles de Saint-Cyr Coëtquidan le 23 septembre 2013.

Nommé aspirant à titre temporaire le 1 er octobre 2013, il souscrit un contrat en qualité d’officier sous contrat filière encadrement, fonction opérationnelle cavalerie d’une durée de dix ans le 1er mai 2014 et rejoint le 4 e régiment de chasseurs le 7 avril 2014.

Nommé sous-lieutenant le 1 er mai 2014, il part à Saumur pour suivre le cycle d’instruction 2014-2015.

Il est promu lieutenant le 1 er mai 2015.

Affecté au 4 e régiment de chasseurs le 1 er août 2015 en tant que chef de peloton blindé il effectue une première mission Sentinelle au cours de cette année.

Il est projeté une première fois au Tchad dans le cadre de l’opération Barkhane en qualité de chef de peloton de reconnaissance et d’intervention au sein du groupement tactique désert Edelweiss du 8 juin au 6 octobre 2016.

Moins d’un an plus tard il retrouve l’opération Barkhane au Mali, cette fois, en tant que chef du peloton de reconnaissance et d’intervention au sein du groupement tactique désert blindé Edelweiss du 28 mai au 5 octobre 2017. Il appuie parfaitement son commandant d’unité malgré une menace avérée. Il reçoit une citation sans croix avec étoile de bronze comportant l’attribution de la médaille d’or de la défense nationale pour cette mission.

En 2018, il obtient les brevets de chef de détachement haute-montagne « été » et « hiver » puis en 2019 celui de chef d’équipe de groupement commando montagne. Il est promu au grade de capitaine le 1 er mai 2019.

Il est officier traitant au bureau opérations instruction en 2019 lorsqu’il est désigné une nouvelle fois pour partir au Mali le 26 septembre 2019 en tant que chef d’équipe commando.

Le lundi 25 novembre 2019, il est mort en opération lors d’une action visant un groupe armé terroriste au sud d’In Delimane dans le Liptako au Mali.

Il était décoré de la médaille de la défense nationale échelon argent, de la médaille de protection du territoire ainsi que de la médaille d’outre-mer avec agrafe « Sahel ». Il s’était également vu remettre une lettre de félicitations à l’ordre du régiment.

Le capitaine Romain CHOMEL de JARNIEU était célibataire et sans enfant. Il est mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission au sein de l’opération Barkhane.

Né le 14 décembre 1988 à Champigny-sur-Marne, le lieutenant Alex MORISSE a servi la France pendant plus de 10 ans.

Il s’engage le 12 septembre 2011 en qualité d’officier sous contrat pilote et rejoint pour sa formation initiale les écoles de Saint-Cyr Coëtquidan. Il poursuit ensuite sa formation de pilote opérationnel sur hélicoptère aux écoles de l’aviation légère de l’armée de Terre de Dax et du Luc et obtient à l’issue son brevet de pilote sur hélicoptère appui-destruction (HAD). Il est affecté en janvier 2016 à l’escadrille

d’hélicoptères d’appui protection n°1 du 5 e régiment d’hélicoptères de combat. Jeune officier rigoureux et consciencieux en toutes circonstances, il se montre exemplaire et suscite tout naturellement l’adhésion de ses subordonnés.

Il est projeté dès 2017 sur l’opération Barkhane au Mali et y effectue deux autres missions entre 2018 et 2019.

Le lundi 25 novembre 2019, il est mort en opération lors d’une action visant un groupe armé terroriste au sud d’In Delimane dans le Liptako malien.

Le lieutenant Alex MORISSE est titulaire de la médaille d’outre-mer avec agrafe « Sahel », de la médaille d’argent de la défense nationale et de la médaille de protection militaire du territoire.

Agé de 31 ans, pacsé, le lieutenant Alex MORISSE est mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission au sein de l’opération Barkhane.

Né le 09 février 1991 à MULHOUSE, le lieutenant Pierre BOCKEL a servi la France durant plus de 8 ans.

Il s’engage le 12 septembre 2011 en tant qu’officier sous contrat pilote et rejoint les écoles de Coëtquidan.

Nommé aspirant le 1 er octobre 2011, il confirme son engagement et manifeste un total investissement dans sa formation. Il rejoint l’ É cole de l’aviation légère de l’armée de Terre (EALAT) à Dax le 17 décembre 2011. Il poursuit sa formation au Luc en Provence où il obtient son brevet de pilote opérationnel sur hélicoptère de manoeuvre PUMA en mai 2015. Tout au long de sa formation, il est très apprécié de ses camarades.

Le lieutenant Pierre BOCKEL est affecté au 5 e régiment d’hélicoptères de combat le 3 août 2015 à

l’escadrille d’hélicoptères de manoeuvre n°2. Puis, après l’obtention en octobre 2016 de la qualification sur COUGAR Rénové, il rejoint l’escadrille d’hélicoptères de manoeuvre n°3.

Pilote opérationnel performant et sportif d’excellent niveau, il fait preuve au quotidien d’un engagement personnel remarquable au sein de son unité. Officier de grande classe et exemplaire, il est très apprécié de ses subordonnés et de ses chefs.

Projeté à quatre reprises au Mali dans le cadre de l’opération Barkhane entre 2017 et 2019, en tant que pilote sur COUGAR Rénové, il se montre particulièrement performant dans la réalisation des missions qui lui sont confiées. Ses deux dernières projections lui ont permis d’atteindre un excellent niveau technique et de compléter ses connaissances dans le domaine tactique.

Lundi 25 novembre 2019, il est mort en opération lors d’une action visant un groupe armé terroriste au sud d’In Delimane dans le Liptako.

Titulaire de la médaille d’outre-mer avec agrafe « Sahel » et de la médaille d’argent de la défense nationale, le lieutenant Pierre BOCKEL était âgé de 28 ans. Il vivait en couple et allait bientôt être père.

Le lieutenant Pierre BOCKEL est mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission au sein de l’opération Barkhane.

Né le 24 mai 1986 à Laval, le maréchal des logis-chef Jérémy LEUSIE a servi la France durant plus de 12 années.

Il s’engage, le 6 février 2007, en qualité d’opérateur navigateur au sein du 93e régiment d’artillerie de montagne. Il y fait preuve de remarquables qualités militaires dès le début de sa formation. Endurant et dynamique, il se positionne immédiatement parmi les meilleurs.

Il effectue sa première opération extérieure au Tchad en 2008 et se distingue par son sérieux et son professionnalisme. Promu, brigadier le 1 er février 2010, il poursuit sa formation militaire et obtient ses qualifications d’opérateur radio navigateur. Il est projeté la même année en Afghanistan, comme équipier observateur où il s’illustre par ses remarquables qualités militaires. A ce titre, il est cité à l’ordre de la brigade avec l’attribution de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze le 24 janvier 2012.

Il obtient avec brio le certificat technique élémentaire « opérateur radio navigateur » le 3 juillet 2009. Il est promu brigadier-chef en mars 2011. En mars 2013, il est engagé sur la mission Serval au Mali au cours de laquelle ses qualités de chef d’équipe sont mises en exergue.

Doté d’un fort potentiel et de réelles aptitudes au commandement depuis le début de sa carrière, il rejoint le corps des sous-officiers et est promu maréchal des logis le 1 er janvier 2014. Il assume alors les fonctions d’adjoint observateur avancé.

Soldat de grande valeur, motivé et volontaire, il est engagé une nouvelle fois de mai à septembre 2015 au Mali et obtient de nouveau une citation à l’ordre du régiment avec l’attribution de la médaille d’or de la défense nationale avec étoile de bronze le 05 avril 2016.

En février 2018, grâce à ses exceptionnelles qualités professionnelles et physiques, il rejoint le groupement commando montagne du régiment. Il est déployé du 22 janvier au 22 mai 2019 sur l’opération Barkhane où il réalise une fois de plus une excellente mission. Il est promu au grade de maréchal des logis-chef le 1er mai 2019.

Quatre mois plus tard, le 26 septembre 2019, il est engagé sur ce même théâtre d’opération en qualité d’équipier commando.

Né le 19 septembre 1997 à Riom, Antoine SERRE s’engage au titre de l’école militaire de haute montagne à Chamonix le 1 er septembre 2015. Nommé maréchal des logis le 1 er janvier 2016, il choisit le 4e régiment de chasseurs de Gap, où il s’impose par son dynamisme, son exemplarité et son engagement au quotidien.

Son grand professionnalisme, sa motivation pour le métier des armes et son amour pour la montagne lui permettent de réussir ses différents stages et d’intégrer le groupement commando montagne du 4e régiment de chasseurs.

Volontaire et réactif, il effectue deux missions au Mali de juin à septembre 2017 en qualité de chef de patrouille MILAN puis de septembre 2018 à janvier 2019 en tant qu’équipier commando.

Engagé pour la 3 e fois au Mali, à compter du 26 septembre 2019, au sein du groupement tactique désert aérocombat, dans le cadre de l’opération Barkhane en qualité secouriste au combat de 2 e niveau, sa rigueur et son enthousiasme pour les missions lui permettent d’être un élément moteur parmi ses pairs.

Le lundi 25 novembre 2019, il est mort en opération lors d’une action visant un groupe armé terroriste au sud d’In Delimane dans le Liptako au Mali.

Le maréchal des logis Antoine SERRE était décoré de la médaille d’or de la défense nationale avec étoile de bronze, de la médaille de la défense nationale échelon bronze (agrafes arme blindée et cavalerie et missions d’opérations extérieures) et de la médaille d’outre-mer avec agrafe de vermeil (agrafe SAHEL).

Il a également été cité à l’ordre du régiment.

Agé de 22 ans, le maréchal des logis Antoine SERRE, était pacsé, sans enfants. Il est mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission au sein de l’opération Barkhane.

Né le 8 février 1995 à Rouen, le maréchal des logis Valentin DUVAL a accompli toute sa carrière au sein du 4e régiment de chasseurs.

Le 6 mai 2014, il souscrit un contrat d’engagement en qualité d’engagé volontaire de l’armée de Terre au 4e régiment de chasseurs. Lors de sa formation initiale, il se distingue par sa rigueur et son très bon état d’esprit.

Il est élevé à la distinction de 1 re classe le 7 novembre 2014, puis il est promu caporal le 1er décembre 2016. Employé en tant qu’opérateur réseaux mobiles, il réussit tous ses stages en terminant major de sa promotion.

Il intègre l’École des sous-officiers de Saint-Maixent par la voie semi-directe et est nommé maréchal des logis le 11 décembre 2017. Son grand professionnalisme, sa motivation pour le métier des armes et son amour pour la montagne lui permettent de réussir et d’intégrer le groupement commando montagne du 4e régiment de chasseurs.

Il effectue deux missions au Mali de mai à octobre 2016 puis de juin à septembre 2017 en qualité de technicien graphiste où ses compétences en transmissions font de lui un élément indispensable pour son unité.

Il est engagé pour la 3e fois au Mali à compter du 26 septembre 2019, au sein du groupement tactique désert aérocombat, dans le cadre de l’opération Barkhane en qualité de chef de cellule radio.

Le lundi 25 novembre 2019, il est mort en opération lors d’une action visant un groupe armé terroriste au sud d’In Delimane dans le Liptako au Mali.

Le maréchal des logis Valentin DUVAL était décoré de la médaille de la défense nationale échelon bronze avec agrafe arme blindée et cavalerie et de la médaille d’outre-mer avec agrafe en vermeil SAHEL.

Agé de 24 ans, le maréchal des logis Valentin DUVAL était célibataire, sans enfant. Il est mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission au sein de l’opération Barkhane.

Né le 30 septembre 1986, le maréchal des logis-chef Alexandre PROTIN a accompli toute sa carrière au sein du 4e régiment de chasseurs.

Le 5 novembre 2009, il souscrit un contrat d’engagement en qualité d’engagé volontaire de l’armée de Terre au titre du 4 e régiment de chasseurs. Lors de sa formation initiale, il se distingue par sa rigueur et son enthousiasme au quotidien.

Il est élevé à la distinction de 1 re classe le 1 er juin 2010, puis il est promu brigadier le 1er décembre 2011.

Employé en tant que tireur anti-char moyenne portée, recherchant les responsabilités, il seconde son chef de groupe avec efficacité.

Il intègre l’École des sous-officiers de Saint-Maixent par la voie semi-directe et est nommé maréchal des logis le 1er janvier 2014. Il est promu maréchal des logis-chef le 1er mai 2019.

Il effectue une mission de courte durée en République de Côte d’Ivoire d’octobre 2011 à avril 2012 ainsi que deux missions au Mali de mai à septembre 2016 puis de novembre 2018 janvier 2019. Occupant le poste d’équipier commando il se distingue par un état d’esprit irréprochable.

Il est engagé pour la 3 e fois au Mali à compter du 26 septembre 2019, au sein du groupement tactique désert aérocombat, dans le cadre de l’opération Barkhane en qualité de tireur Minimi.

Le lundi 25 novembre 2019, il est mort en opération lors d’une action visant un groupe armé terroriste au sud d’In Delimane dans le Liptako au Mali.

Le maréchal des logis-chef Alexandre PROTIN était décoré de la médaille de la défense nationale échelon argent avec agrafe «arme blindée et cavalerie », de la médaille d’outre-mer avec agrafe en vermeil « Sahel », de la médaille de la protection du territoire Sentinelle, de la croix du combattant et de la croix de la

Valeur militaire avec étoile de bronze.

Agé de 33 ans, le maréchal des logis-chef Alexandre PROTIN était en concubinage, sans enfant. Il est mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission au sein de l’opération Barkhane.

Agé de 43 ans, le sergent-chef Andreï JOUK a rejoint les rangs de la Légion étrangère il y a près de 11 ans.

Souscrivant un premier contrat de cinq ans le 30 janvier 2008, il effectue sa formation initiale au 4e régiment étranger de Castelnaudary, où il se fait remarquer d’emblée par sa grande motivation et son fort potentiel.

A l’issue de son instruction, figurant parmi les meilleurs, il choisit de rejoindre le 2 e régiment étranger de génie de Saint-Christol, le 12 juin 2008. Sapeur d’assaut toujours volontaire, rustique et endurant, il s’impose aisément et s’intègre parfaitement au sein de sa section. Titulaire de la distinction de légionnaire de 1re classe, le 1 er janvier 2009, fort de qualités physiques et militaires unanimement reconnues et d’une grande maturité, il est rapidement désigné pour effectuer une formation générale élémentaire. Il est nommé caporal le 1er février 2010.

Poursuivant un parcours en tous points remarquable, il est un chef d’équipe et un légionnaire de montagne discipliné, dévoué à ses chefs et particulièrement investi dans toutes les missions qui lui sont confiées. Il intègre ainsi tout naturellement le corps des sous-officiers le 1 er septembre 2011. Le 1 er janvier 2018, il est promu au grade de sergent-chef.

Sur le territoire français comme en opération extérieure, il fait preuve d’un comportement exemplaire en tout lieu et en toute circonstance. Son goût pour l’engagement et l’action, son esprit d’équipe et ses qualités exceptionnelles en montagne lui permettent de réussir brillamment, en 2016, les tests de sélection qui lui ouvrent la porte de la section de recherche et d’intervention offensive. Il suit alors, durant une année, une formation dense et exigeante de commando, acquérant compétences et aptitudes de spécialiste génie mais également les savoir-faire propres à l’infiltration en haute montagne. Il rejoint alors le groupement de commando montagne, unité d’élite de la 27 e brigade d’infanterie de montagne, au sein duquel il est projeté à plusieurs reprises en bande sahélo-saharienne.

Il a effectué trois opérations extérieures : une en Afghanistan au sein de l’opération « Pamir » de décembre 2010 à avril 2011, puis deux au Mali dans le cadre de l’opération « Barkhane » de janvier à mai 2018 et de septembre 2018 à janvier 2019.

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Texte

Eric Micheletti, SIRPA-Terre

Photos

SIRPA-Terre

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