Le groupement aéromobilité de la section technique de l’armée de Terre (GAMSTAT), basé à Valence, a effectué une campagne d’expérimentation du NHFS à l’été avant sa livraison officielle au 4e RHFS à la mi-octobre. L’appareil a manifestement donné satisfaction. Il fallait néanmoins lever des doutes sur certains points et en préciser d’autres. C’est le cas notamment sur le battage des armes d’autoprotection, des MAG-58 relocalisées dans des fenêtres dédiées sur l’arrière. Il fallait aussi déterminer les situations dans lesquelles il y a conflit avec les commandos qui descendent sur quatre axes d’aérocordage depuis les portes de soutes. De plus, il fallait tester les différentes fonctions de la boule optronique, alors que l’appareil perd son FLIR de pilotage nasal et donc l’assistance fournie dans le casque TopOwl. Elle ne sera fournie que dans le nouveau standard livré en fin de décennie. Enfin, il fallait préciser des fonctions laser en télémétrie, désignation et illumination (une première sur un hélicoptère de manœuvre dans l’armée de Terre). Le NHFS pourrait par exemple guider une bombe (larguée d’un chasseur) ou une roquette guidée (tirée par un Tigre).
De nouvelles expérimentations seront nécessaires en 2027, notamment pour la grappe et la nacelle Escape (qui n’ont pas de fosse, comme sur Cougar ou Caïman), ainsi que la baie de communications Kamora. Cette dernière permettra des tchats sécurisés, des transmissions satellites, ainsi que des engagements coopératifs avec les drones, un sujet de très forte actualité.
