Depuis 2024, les trois opérateurs aériens militaires français sont pris d’une frénésie de tirs de drones et de munitions téléopérées (MTO) depuis leurs appareils, principalement des hélicoptères, mais pas seulement (A400M également). Pour accélérer les choses, Marine, les armées de Terre et de l’Air partagent leurs résultats d’expérimentation et effectuent des tests conjointement. En janvier, un NH90 devrait ainsi procéder à des tirs multiples du drone rhomboïde R2-120 Raijin du Français Fly-R. Une formule aérodynamique qui facilite l’endurance, l’agilité et la vitesse, mais aussi qui réduit l’envergure (donc l’encombrement). Une fois largué, les ailes se déploient pour atteindre 1,20 m d’envergure, promettant, explique la Marine, une endurance de 50 km. La vitesse de croisière atteint 110 km/h, plus du double (270 km/h) en attaque terminale. Il offre 45 minutes d’endurance. Plusieurs engins de ce fabricant ont déjà été testés en océan Indien sur frégate de surveillance, et sur hélicoptères Dauphin et Panther. Le tube de lancement est réutilisable. La charge utile atteint 2 kg pour une masse totale de 8 kg.