Le lanceur modulaire polyvalent (LMP) développé par Naval Group a tiré ses premières munitions en mer durant l’exercice Wildfire (fin septembre), depuis le pont d’envol du porte-hélicoptères amphibie Tonnerre. Le lanceur a été positionné sur le spot hélicoptères avant, avec un autre équipement non identifié, visible depuis la côte lors de l’appareillage du navire le 21 septembre. Le type de munition tirée n’a pas été détaillé par la Marine, qui n’a d’ailleurs pas reconnu la présence du système à bord (malgré les photos qui l’attestaient).

La tourelle, également testée sur camion au printemps au camp de Canjuers, pèse 2,5 t à vide, et jusqu’à 3,5 t en charge. Naval Group a signé une série d’accords depuis 2024 avec des partenaires (dont Thales et KNDS) pour intégrer la plus large variété de munitions sur ce « Rampart », comme il est désormais baptisé. À Canjuers, Rampart avait tiré des roquettes de 68 mm guidées laser ou non. Le LMP est donné pour tirer 80 roquettes ou 16 missiles ou encore un panachage. Le Tonnerre a évolué dans le « zonex » toulonnais durant cette période à proximité de l’île du Levant, qui peut mettre en œuvre des cibles navales (mobiles ou sur coffre) ou aériennes (drones consommables ou drones tractant une cible).

Des officiers étrangers ont clairement assisté à une partie de la campagne qui a vu d’autres industriels s’engager. Cette campagne s’inscrit dans la continuité de Dragoon Fury qui, au printemps 2025, avait effectué des essais simultanés de plusieurs types de drones et d’un ballon TC-60 de l’A-NSE auprès d’unités amphibies de l’armée de Terre.