Le président de la République et chef des armées a baptisé le nouveau porte-avions (ex-PA-NG) du nom de France Libre début mars, afin de l’inscrire dans les pas du général de Gaulle, qui avait donné son nom au premier porte-avions nucléaire français.

Le baptême a eu lieu devant un parterre d’industriels et de marins. Emmanuel Macron a pu au passage découvrir plusieurs fournisseurs de taille intermédiaire, et se faire une idée plus précise du navire dont la configuration est désormais arrêtée. Il mesurera 310 m de long pour 90 m de large, aura trois catapultes (deux sur le Charles-de-Gaulle) et pourra simultanément catapulter et recevoir des aéronefs (avions et drones). Le nombre d’aéronefs est le même que sur le Charles-de-Gaulle (40) ; une donnée étonnante si l’on se réfère au fait que 40 % de volume supplémentaire est disponible à bord. Toutefois, l’Élysée s’est contenté de confirmer que la composition du groupe aérien embarqué serait bien plus riche que sur le Charles-de-Gaulle. Elle pourrait inclure des avions plus lourds, comme le New Generation Fighter (NGF) du Système de combat aérien futur (SCAF), ou un Rafale « survitaminé », ainsi que des aéronefs sans pilote. Il a aussi évoqué l’embarquement « d’aéronefs européens », sans préciser lesquels.

Le porte-avions France Libre naviguera à compter de 2036, avec des essais qui doivent durer deux ans. Sa durée de vie est estimée à 45 ans.