L’armée de l’Air et de l’Espace en première ligne face à l’Iran dans une demi-douzaine de pays, la Marine massivement en mer… Qu’est devenue l’armée de Terre ? Elle reste déployée aux Émirats arabes unis, mais l’essentiel du conventionnel présent en Irak a été rapatrié avec la mission de l’OTAN vers Naples (Italie), où siège le JFC (Joint Forces Command) de l’Alliance atlantique. Plusieurs détachements sont aussi impliqués dans la crise en cours, comme le 2e régiment étranger d’infanterie (REI) à bord du porte-hélicoptère amphibie (PHA) Tonnerre, envoyé mi-mars vers la Méditerranée orientale pour prendre un risque d’évacuation de ressortissants au Liban.

L’emploi d’hélicoptères a été évoqué pour prendre en compte la protection aérienne de nos alliés, sans avoir à recourir à autant de missiles MICA pour intercepter les drones Shahed. En effet, ils semblent les plus appropriés, car plus entraînés et équipés à la lutte anti-drone aéroportée, même si, jusqu’à présent, cette dernière concernait principalement en France des micro-drones.

Sur le territoire national, l’armée de Terre a fourni des éléments d’alerte pour renforcer l’opération Sentinelle, car l’implication de l’Iran fait redouter une vague d’attentats, bien que la France maintienne officiellement une position strictement « défensive ». Comme pour le confirmer, le ministre de l’Intérieur a annoncé le 28 mars que ses services avaient tué dans l’œuf à Paris un projet d’attentat contre une banque américaine.

Une fois de plus, les unités engagées dans Sentinelle restent anonymes. Toutefois, la rédaction en a identifié certaines lors d’événements récents, comme le 2e REI (définitivement partout sur l’arc de crise en ce début mars), qui était présent lors de la cérémonie en l’honneur du major Arnaud Frion au Monument aux Morts pour la France en opération extérieures mi-mars dernier.