Lors d’une récente visite au quartier général (QG) du corps des marines situé à Chaozhou, dans la province du Guangdong, le président chinois Xi Jinping a appelé ces derniers à « consacrer tout leur esprit et toute leur énergie à la préparation à la guerre. »
Ce ne sont pas là que des paroles. En effet, Pékin a investi au cours de ces dernières années un effort budgétaire conséquent pour construire une force amphibie en mesure de répondre à ses ambitions sur la scène internationale et à régler une fois pour toutes l’épineuse question de Taïwan en cas d’absence d’une solution diplomatique.
Les incursions constantes des forces aériennes de l’Armée populaire de libération (APL) dans la zone d’identification de défense aérienne de Taïwan, bien qu’elles ne constituent pas en soi une violation du droit international, suggèrent effectivement que la Chine vise à étendre graduellement le contrôle de l’espace aérien et maritime au sud-ouest de « l’île rebelle », à proximité du canal de Bashi, une zone clé pour les opérations maritimes. Est-ce là un prélude...
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