Selon diverses sources occidentales, à l'automne 2026, environ la moitié de la flotte de F-16 de l'armée de l'air ukrainienne serait clouée au sol en raison d'une utilisation intensive, mais aussi parce que la maintenance adéquate ferait défaut.

Toujours selon des sources occidentales, la Force aérienne ukrainienne disposerait actuellement de 40 ou 50 avions de combat F-16 sur les 87 exemplaires promis par la « coalition F-16 » formée par la Belgique, le Danemark, la Norvège et les Pays-Bas (la Belgique a promis la livraison accélérée de trois exemplaires supplémentaires d’ici la fin de l’année 2026). Parmi eux, environ 35 à 40 appareils seraient opérationnels, tandis qu’au moins cinq ont été perdus au combat ou lors d’accidents. Comme on peut s’en douter, les F-16 ukrainiens sont très sollicités pour contrer les attaques russes qui, depuis l’été, n’ont cessé d’augmenter (drones, missiles de croisière ou balistiques). Un communiqué publié fin septembre dernier par la Force aérienne ukrainienne a donné un aperçu de l’engagement opérationnel de ses F-16, qui auraient abattu plus de 3 150 cibles aériennes, dont environ 660 missiles et 2 500 drones de différents types, et effectué plus de 650 frappes sur des positions russes. D’où les difficultés auxquelles sa flotte de F-16 doit faire face. En effet, environ la moitié de celle-ci serait indisponible à cause d’un manque de MCO et d’un soutien logistique difficile à assurer. Chaque appareil nécessite normalement des inspections et révisions périodiques toutes les 300 heures de vol. Cependant, alors qu’aux États-Unis, ces procédures prennent de deux à six semaines, la maintenance des F-16 ukrainiens, gérée en Belgique par Sabena Aerospace Engineering, subit des goulets d’étranglement avec des délais qui dépassent les 40 semaines. À ces problèmes affectant les F-16 ukrainiens, qui effectuent environ 80 % des sorties en opérant principalement comme intercepteurs, vient s’ajouter une pénurie de missiles air-air AIM-120 AMRAAM et AIM-9 Sidewinder.