Le commandement aérien de la Royal Air Force (RAF), devenu le commandement aérien et spatial, a annoncé la création du No. III Space Effects Squadron, une unité chargée de la « perturbation, de la dégradation et de la neutralisation des menaces hostiles dans l'espace ».
Jusqu’à présent, la RAF disposait de deux escadrons dédiés à l’espace : le No. I Space Operations Squadron et le No. II Space Warning Squadron, l’un et l’autre chargés de surveiller et de signaler les menaces contre les actifs britanniques en orbite. Il reviendra donc au No. III Space Effects Squadron d’agir contre ces menaces en utilisant des technologies de pointe, notamment en matière de guerre électronique. Pour la RAF, la création de ce nouvel escadron va contribuer au développement des capacités britanniques en matière de guerre électronique et de contre-mesures contre les armes antisatellites. « L’espace est un domaine de compétition directe, où notre avantage militaire peut se gagner ou se perdre. Cet escadron protégera les avantages vitaux que l’espace apporte à nos forces armées et sera capable de priver nos adversaires des leurs », a expliqué le général Harv Smyth, le CEMAA britannique. La création du No. III Space Effects Squadron s’inscrit dans le cadre plus ample de la Space Strategy, pour laquelle est prévue un budget de 880 millions de livres jusqu’en 2029-2030 destiné à la surveillance et au contrôle de l’espace. Pour des raisons de sécurité, les autorités militaires britanniques n’ont pas divulgué la base d’affectation de ce nouvel escadron. Il en va de même pour le No. I Space Operations Squadron. En revanche, on sait que le No. II Space Warning Squadron stationne à Fylingdales (Yorkshire du Nord), où se trouve le célèbre radar en forme de pyramide tronquée qui assure la surveillance spatiale et l’alerte précoce antimissile. Ces trois unités de la RAF accomplissent leurs missions sous la direction de l’United Kingdom Space Command.
