Après la Russie, Madagascar et les Comores, c’est l’île Maurice qui a fait état de prétentions territoriales sur l’une des îles Éparses, Tromelin, dont elle réclame la souveraineté depuis 1976, a rappelé RFI à la fin du mois de septembre. Le ministre des Affaires étrangères, Ritish Ramful, a demandé à la tribune de l’ONU que la France reprenne les discussions pour régler le sort de cette île de seulement un kilomètre carré (1,7 km de long pour un maximum de 700 m de large) pour 3,7 km de côtes (mais qui ouvre une zone économique exclusive immense). Elle dispose d’une piste aérienne permettant la relève et le ravitaillement du détachement permanent de l’armée française. Pour des raisons écologiques, elle a été supplantée par des ravitaillements par hélicoptère.
Dans un mode de temporisation, les deux pays avaient signé un accord de cogestion de Tromelin, mais qui n’a jamais débouché pratiquement, car le traité n’a pas été ratifié par le Parlement français en 2017. Tromelin porte le nom de son redécouvreur, en 1776 (elle est connue depuis 1722). Elle se trouve à 560 km au nord de la Réunion, un emplacement géographique clé.
