Le dernier des quatre Caracal OLA est arrivé courant août en Guyane, clôturant par là même l’époque Puma. Les forces armées en Guyane possèdent ainsi désormais une capacité inédite en matière de transport tactique, mais aussi de renseignement, puisque chaque hélicoptère dispose d’une boule optronique Euroflir 410. Ces capacités servent autant dans la lutte contre la hausse du trafic de drogue que dans celle contre la surpêche pratiquée principalement par les Brésiliens. Enfin, la boule peut contribuer à des détections d’activité illégale en forêt, liées à l’opération Harpie.
Avec ses soutes, une section peut être infiltrée bien plus facilement ; une donnée essentielle pour les opérations coups de poing contre les orpailleurs. C’est aussi une capacité beaucoup plus pertinente dans le cadre du contre-terrorisme maritime (CTM). Il n’y a pas de commandos marine à demeure, cependant, trois unités disposent de capacités d’aérocordage et de combat en milieu clos : le GIGN (groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale), le CRAJ (commandos de recherche et d’action en jungle) du 9e RIMa (régiment d’infanterie de marine) et la SRR (section légère de reconnaissance par imagerie) du 3e REI (régiment étranger d’infanterie). Toutes pourraient investir un navire, même sans avoir de formation spécifique CTM.
Enfin, les Caracal OLA ont des modes de navigation supérieurs pour les opérations de recherche en mer. C’est aussi un plot de réactivité supplémentaire pour le CEMA en cas d’opérations dans la zone, comme ce fut le cas par le passé, mais de façon réduite du fait des limites du Puma.
