Le ministère sud-coréen de la Défense a annoncé la réduction de 75 % de ses effectifs stationnés dans la zone démilitarisée, la frontière la plus protégée et la plus surveillée au monde, qui sépare la Corée du Sud et la Corée du Nord.

Par conséquent, on prévoit que les 22 000 militaires de Séoul actuellement stationnés le long de la frontière seront progressivement remplacés par un système de surveillance automatisé par intelligence artificielle (IA), laissant seulement 6 000 soldats sur place d’ici 2040. Pour le ministre de la Défense sud-coréen, Ahn Gyu-back, c’est à l’IA qu’il faut confier la surveillance de la zone démilitarisée, qui sépare les deux pays ennemis et officiellement toujours en guerre. Bien que faisant déjà polémique en Corée du Sud, cette décision serait motivée par le déclin de la population sud-coréenne ; les Republic of Korea Armed Forces (RoKAF) devant composer avec les contraintes de leur temps. En effet, avec un taux de natalité de 0,8 enfant par femme, la population sud-coréenne décroît et son nombre de soldats disponibles aussi. En 2020, les RoKAF pouvaient encore compter sur près de 330 000 conscrits, mais, d’ici 2039, il n’y en aura plus que 150 000 de disponibles.