Aujourd’hui, le président Donald Trump et le Premier-ministre Netanyahou semblent ne plus savoir comment sortir du guêpier iranien.
Leurs forces armées et leurs services secrets ont éliminé à peu près tous les dirigeants de premier plan, qu’ils soient religieux, politiques, militaires, sécuritaires ainsi que les principaux spécialistes en nucléaire et les missiliers.
Par ailleurs la défense aérienne, l’aviation et la marine iraniennes n’existent pour ainsi dire presque plus. Et pourtant, « ils bougent encore. »
De plus, la population iranienne ne s’est pas soulevée pour renverser le pouvoir des mollahs comme l’espéraient les stratèges américains – chose qui semblait pourtant évidente pour de nombreux analystes occidentaux(1) -.
Ce qui est inquiétant, c’est que Téhéran ayant épuisé une grande partie de son arsenal sol-sol de base, a commencé à mettre en œuvre des missiles lourds pour frapper Israël et les pays du Golfe persique qui se retrouvent presque à court d’intercepteurs. Les plus récents, les Sejil peuvent emporter une tête militaire de plus d’une tonne à 2.000/2.500 kilomètres avec une précision de 50 mètres.
À la mi-mars, les services de renseignement américains ont affirmé que l’Iran aurait déplacé ses 440 kilos restants d’hexafluorure d’uranium hautement enrichi (60%) vers «la montagne de la pioche», un réseau de galeries enfoui dans du granit à 80-100 m de profondeur conçu pour résister aux bombes anti-bunker les plus puissantes.
Mais encore plus préoccupant, il existe aussi de forts soupçons selon lesquels l’Iran aurait déjà un petit nombre d’ogives nucléaires. Ce serait même une des raisons du déclenchement de frappes préventives par les États-Unis suivis par Israël en 2026(2).
Le petit nombre d’armes peut-être opérationnelles, empêcherait Téhéran d’en faire état car cela l’exposerait alors à une première frappe de neutralisation.
En effet, il existe toujours une option nucléaire pour les États-Unis et, dans une moindre mesure pour Israël. Toute puissance nucléaire a dans ses cartons des plans d’emploi mis à jour régulièrement et présentés aux autorités politiques qui décident de leur emploi (ou non.)
Mais comme la situation en Iran paraît bloquée et que l’objectif principal est que les mollahs n’aient jamais la bombe, une frappe préventive sur des objectifs identifiés estimés non neutralisables par les armes classiques et assez éloignés de concentrations humaines comme la « montagne de la pioche » constitue un des plans qui peut être proposé au président Trump. C’est ensuite lui qui décide…
Il convient toutefois de rester très prudent avec cette possibilité car nombre d’observateurs prédisaient une guerre nucléaire en Ukraine, option qui semble écartée après quatre ans de guerre.
(1) Voir : « L’avenir de l’Iran se joue actuellement » du 15 janvier 2026.
